TV

À Vienne les USA n’ont d’autres choix que de capituler

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le CGRI organise un exercice de tir de missile au centre de l'Iran. (Archives)

Alors que les États-Unis continuent de maintenir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur leur liste noire du terrorisme, certaines sources médiatiques non officielles soulignent que les Américains ont posé une nouvelle condition préalable aux pourparlers de Vienne, selon laquelle l’Iran devrait s’engager à ne pas venger l’assassinat du général Soleimani en janvier 2020 à l'aéroport de Bagdad.

La porte-parole du département d’État américain Ned Price a récemment déclaré que le retrait de Trump du PGAC (Plan global d’action conjoint, accord nucléaire de 2015), l’ajout du CGRI sur la liste noire américaine et l’assassinat du général Soleimani avaient conduit au développement du programme nucléaire iranien et à la détérioration de la réputation des USA dans la région.

Le sens de ces propos apparemment positifs de Ned Price est de créer un lien entre le dossier nucléaire iranien et l’autorité régionale de la RII. Naturellement, sur fond d’un tel point de vue, on peut prédire que la capacité balistique de l’Iran serait la prochaine cible des agissements US.   

Les propos de la porte-parole de la diplomatie américaine visaient également à suggérer que contrairement à Trump, qui a exigé le retrait US de l’accord nucléaire et la restriction simultanée de la puissance régionale et balistique de l’Iran en une seule étape, le gouvernement Biden poursuit les mêmes exigences sous forme d’un projet étape par étape. Et ce, alors que l’Iran a toujours rejeté l'existence de tout lien entre ces trois questions et a officiellement annoncé qu’il n'était pas disposé à négocier sur les deuxième et troisième questions que sont son autorité régionale et sa puissance balistique.

Force est de constater que dans la nouvelle conjoncture, les États-Unis tentent de faire associer la question des sanctions du CGRI à l’assassinat du général Soleimani pour faire croire à l’opinion publique que les intérêts et les positions US dans la région sont en péril. Mais la réalité est que la présence illégitime des forces américaines dans la région est à l’origine de l’hostilité des nations envers les États-Unis.

Après l’assassinat du général Soleimani, l’Iran a présenté son attaque aux missiles contre la base d’Aïn al-Asad en Irak comme une simple gifle aux USA, disant que la véritable vengeance serait l’expulsion complète des Etats-Unis de la région du Moyen-Orient.

Les agissements US interviennent sur fond de hausse soutenue de la production pétrolière iranienne.

Le PDG de la Société nationale iranienne du pétrole Mohsen Khojasteh Mehr a déclaré : « Avec plus de 1 800 actions opérationnelles dans des puits de pétrole et plus de 250 travaux liés à des réparations majeures, nous avons pu, en l’espace de six mois, rétablir la capacité de production pétrolière de la période d’avant les sanctions. »

Le PDG de la Société nationale iranienne du pétrole, interrogé vendredi par les médias locaux, a insisté sur le fait que l'Iran était en mesure d'augmenter sa capacité de production et ses exportations de pétrole malgré les sanctions.

Il a souligné que le ministère du Pétrole avait fait un investissement de 700 millions de dollars depuis que le président Raïssi a pris ses fonctions et a relancé la production de 750 puits de pétrole. Il a ajouté que les exportations de pétrole et d'autres hydrocarbures avaient augmenté parce que l'Iran était en mesure de trouver de nouveaux clients.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV