TV

Une zone démilitarisée à Zaporijia ou pousser la Russie à appuyer sur le bouton rouge

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Image satellite fournie par Maxar Technologies montrant la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine. ©AP

ِDans le cadre d'une résolution signée par 32 membres de l'organisation, le Conseil des gouverneurs a demandé jeudi 15 septembre à la Russie d'évacuer le centre nucléaire de Zaporijia. Mais d'un autre côté, les membres occidentaux de l'Agence, en tant que poids lourds du pouvoir dans les organisations internationales, nourrissent constamment l'Ukraine pour bombarder le central nucléaire. Le comportement fourbe de l'Occident a amené les services de sécurité russes à avertir l'Occident du risque d'une Troisième Guerre mondiale dans le monde.

35 membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA ont adopté une résolution demandant à la Russie de quitter la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine.

Selon l'agence de presse Fars, le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a approuvé une résolution demandant à la Russie de se retirer de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine.

Il s'agit de la deuxième résolution émise par le Conseil des gouverneurs. Le texte des deux résolutions est très similaire, bien que la première résolution ait été publiée en mars et avant la saisie de cette centrale électrique par la Russie.

Les deux résolutions ont été mises en avant par le Canada et la Pologne, représentant l’Ukraine à l’AIEA. Il convient de mentionner que l’Ukraine n'est pas membre du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, dont les membres se réunissent plus d'une fois par an.

La résolution mentionnée appelle les Russes à arrêter immédiatement toutes les actions contre la centrale nucléaire de Zaporijia et contre toute autre centrale nucléaire en Ukraine. La résolution a été approuvée par 26 voix pour, 2 voix contre et 7 abstentions lors de la séance à huis clos du Conseil des gouverneurs. Le texte de la résolution a été également publié sur le site Web de l’Agence quelques heures plus tard.

Malgré tout, la Russie et la Chine ont voté contre la résolution anti-russe. L'Égypte, l'Afrique du Sud, le Sénégal, le Burundi, le Vietnam, l'Inde et le Pakistan se sont abstenus.

La centrale électrique de Zaporijia est sous le contrôle des forces russes depuis mars, mais est dirigée par une équipe ukrainienne. Ces dernières semaines, la centrale a été la cible de plusieurs bombardements, dont Russes et Ukrainiens se renvoient la responsabilité. 

Que veut au juste l'AIEA ? 

Il est vrai que cette zone démilitarisée est une exigence américaine – qui faciliterait l’offensive atlantico-ukrainienne contre la centrale. Car s’il s’agissait de sécurité, il suffirait d’exiger de l’Ukraine qu’elle cesse de tirer sur la centrale.

Mais qui devrait l’exiger des Ukrainiens ? Les Américains ? Et que faire, puisque ce sont eux qui dirigent les tirs ? C’est en tout cas ce qu’affirme Patrouchev, le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie : « Les États-Unis coordonnent les forces armées ukrainiennes sur l’emplacement des installations critiques de la centrale nucléaire de Zaporijia afin que leurs bombardements ne s’arrêtent pas ».

Lire aussi : En cas de guerre Israël sanctionnera la Russie sur l'ordre de Washington?

Et pendant ce temps, alors que Grossi et l’AIEA font pression sur la Russie pour qu’elle abandonne le territoire sans se battre, l’armée atlantico-ukrainienne, selon les informations de l’administration locale, masse des hommes et de l’artillerie. Selon Vladimir Rogov, le chef de l’administration mise en place par Moscou dans la région de Zaporijia, « Kiev prépare une offensive majeure dans la zone de la centrale nucléaire de Zaporijia, des installations d’artillerie sont en cours de transfert, notamment des obusiers M777 et des systèmes de lance-roquettes multiples (MLRS) HIMARS ».

Et de préciser que l’opération est dirigée et menée par les soldats anglo-saxons : « Toute la coordination sur la ligne de front de Zaporijia est effectuée par les Britanniques et, dans une moindre mesure, par les Américains. En fait, des soldats de l’OTAN sous la forme d’Anglo-Saxons se battent maintenant avec nous dans la région, mais par l’intermédiaire de nos anciens concitoyens, qui ont été convaincus de n’être absolument pas russes ».

L'Occident veut un conflit nucléaire? 

Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a vivement critiqué le soi-disant projet de futures garanties de sécurité après la guerre en Ukraine, proposé par Kiev et a averti que la mise en œuvre de ce plan est le prélude à la troisième Guerre mondiale.

Mardi matin, le bureau du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a avancé le projet de ce document, qui a été préparé en collaboration avec des experts et d’actuels et d’anciens responsables politiques occidentaux, dont l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, et le chef du bureau du président ukrainien, Andriy Yermak.

Alors que l'un des objectifs de l'opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine est de désarmer ce pays, le plan susmentionné envisage la militarisation extensive de l'Ukraine et l'intervention de « garants étrangers » en cas d'attaque contre l'Ukraine.

Le document propose en outre la signature d’un accord de sécurité valide entre l'Ukraine et les pays garants, ou comme alternative, la conclusion des accords bilatéraux avec chacun de ces pays, et les parties proposées comprennent les États-Unis, l'Australie, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie, le Canada, la Pologne, la Turquie, la France, les pays d'Europe du Nord, centrale et du Sud, ainsi que les pays  de la région Baltique. Par ailleurs, le nom de la Russie ne figure pas parmi les pays précités.  

Medvedev a souligné sur Telegram que ce projet revient à élargir le soutien militaire de l'OTAN à l'Ukraine. Le responsable russe a averti que si l’Ukraine continue d’être « pompée » pleine d’armes, alors « tôt ou tard, la campagne militaire passera à un autre niveau », avec des actions imprévisibles des parties adverses.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV