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Le trio européen se verrouille une nouvelle porte de secours

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Une raffinerie de gaz naturel dans le champ gazier de South Pars, sur la côte nord du golfe Persique, à Asaluyeh, en Iran. ©AP/Archives

Alors même que l'Europe a fait retour à l’âge du charbon par son suivisme envers les USA, suivisme qui la conduit droit dans une guerre lui portant un nouveau coup fatal. L'Europe se prive du pétrole iranien quitte à pousser l'Iran dans les bras de la Chine et de la Russie. Curieux le jour où la troïka européenne fustige l'Iran pour le blocage commis par les Yankees, l’Iran entame son adhésion à l’OCS.

Dans un communiqué commun publié, samedi 10 septembre, Londres, Paris et Berlin ont accusé l’Iran, en mettant cause l’engagement de ce dernier à parvenir à un « résultat positif » dans les négociations en cours sur la levée des sanctions illégales contre Téhéran et la relance de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranienne, en agonie depuis le retrait de Washington en mai 2018.

« Début août, après un an et demi de négociations, le coordinateur du PGAC (l’accord nucléaire) a présenté un ensemble de textes finaux qui devait permettre à l'Iran de remplir à nouveau ses engagements au titre du PGAC et aux États-Unis de revenir à l'accord », rappelle le communiqué.

« Dans ce paquet final, le coordinateur européen a apporté des modifications aux négociations qui nous ont poussés à la limite de notre flexibilité », affirme le communiqué avant de prétendre : « Malheureusement, l'Iran a choisi de ne pas utiliser cette opportunité diplomatique sensible. »

« Alors que nous nous rapprochions d’un accord, l’Iran a rouvert des questions distinctes, liées à ses obligations internationales juridiquement contraignantes en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de son accord de garanties au titre du TNP conclu avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », ajoute-t-il.

Les trois pays européens réclament sur un ton menaçant des réponses techniques aux questions de l'AIEA sur l'endroit où les matières nucléaires sont stockées, alléguant que la position de l'Iran est en conflit avec ses obligations juridiquement contraignantes et met en danger la perspective de revitaliser le PGAC.

De son côté, Hossein Amirabdollahian, ministre iranien des Affaires étrangères, a souligné lors de son récent entretien téléphonique avec son homologue chinois : « Nous sommes toujours sérieux pour parvenir à un bon accord solide et durable, mais l'Amérique devrait rester à l'écart de l'utilisation de littérature ambiguë dans le texte proposé afin qu’un accord puisse être conclu dans les plus brefs délais. »

Reste à savoir si cette prise de position est dans l'intérêt de l'Europe, alors qu’en revanche le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que le processus d'adhésion de l'Iran à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) débutera lors du sommet des pays membres en Ouzbékistan.

« Il est prévu qu'un certain nombre de décisions prometteuses soient prises lors du sommet de cette année, le processus d'acceptation de l'Iran et de la Biélorussie dans les rangs de l'Organisation de coopération de Shanghai en fait partie », a annoncé Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Lors de la prochaine réunion des dirigeants de l’OCS à Samarcande, capitale de l’Ouzbékistan, un protocole d’accord est censé être signé sur les obligations de la République islamique d'Iran en vue d'obtenir le statut de membre à part entière de l'Organisation de coopération de Shanghai.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV