L’Agence internationale de l’énergie (AIE), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) tirent la sonnette d’alarme face à une « chute record des réserves de pétrole » à la suite de la dernière guerre d’agression non provoquée menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran.
Dans une déclaration commune publiée le 29 mai, les quatre grandes institutions internationales ont souligné que la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran provoque une baisse record des réserves mondiales de pétrole et menace de déstabiliser durablement l’économie mondiale à l’approche de la période estivale.
Le monde pourrait être confronté à une crise énergétique à cause de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, ont-elles averti.
Ces organisations ont indiqué que, d’après leurs estimations, les réserves mondiales de pétrole diminuent à un rythme record à la suite de la chute des approvisionnements transitant par le détroit d’Ormuz, dans le contexte du conflit en Asie de l'Ouest.
Selon le communiqué, si la circulation maritime n’est pas rétablie, la poursuite de l’épuisement des stocks à l’approche du pic de la demande estivale créera des risques croissants sur la sécurité énergétique, la stabilité des marchés et l’économie mondiale.
Soulignant la hausse des prix des carburants et des engrais, le communiqué indique également que, selon les estimations de ces organisations, les conséquences de la guerre américano-israélienne contre l’Iran affectent déjà de manière disproportionnée les pays les plus vulnérables, menaçant ainsi la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus de la population.
🔻 Selon le Wall Street Journal, si le détroit d'Ormuz reste bloqué pendant une période prolongée, les prix du pétrole pourraient dépasser le record de 215 dollars le baril pic.twitter.com/sn9S1BZTzH
— Press TV Français (@fr_presstv) March 9, 2026
Cette déclaration fait suite à une réunion tenue le 28 mai dans le cadre du Groupe de coordination de haut niveau, créé en avril afin d’améliorer l’efficacité des mesures prises par ces organisations pour faire face aux conséquences énergétiques, commerciales et économiques de la guerre en Asie de l’Ouest.
Le détroit d’Ormuz représente un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, et les restrictions imposées par l’Iran en avril ont provoqué une forte hausse des prix internationaux du pétrole et des matières premières.
L’Iran est prêt à rouvrir progressivement le détroit en échange de garanties concrètes quant à la fin définitive de la guerre et à la levée de toutes les sanctions et du blocus imposés par Washington.
Toutefois, les autorités iraniennes ont indiqué que la situation dans le détroit ne reviendra jamais à ce qu’elle était avant la guerre et que des restrictions continueront d’être appliquées aux navires appartenant à des régimes hostiles ou à ceux qui leur sont affiliés.