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Comment le drone du Hezbollah, Hassan s'est occulté des yeux du puissant avionique des F-16 I israéliens?

Comment les radars des F-16 israéliens ont échoué à intercepter le drone du Hezbollah ce 18 février dans le ciel de la Galilée?(Al Massirah)

Depuis 72  heures, les milieux militaires israéliens, littéralement bousculés, par 4 jours de folies aériennes marquées par l’échec d’un raid aux F16 I contre le sud et l’ouest de la Syrie, l’infiltration d’un drone Hassan en Galilée à quelque 70 km à l’intérieur d’Israël puis son retour à sa base d’attache et tout ceci précédé d’un discours choc où Nasrallah a fait des révélations monstres genre,  « L’arsenal de roquettes bêtes du Hezbollah n’existe plus », puisque « reconverti en d’entrepôts bourrés de missiles tactiques sol-sol » , ou « la Résistance libanaise dispose d’arsenaux de missiles et de drones totalement occultés aux yeux d’Israël» pour cause d’une DCA Syrie-Hezbollah intégrée qui s’étend de la Békaa à Damas » ou encore « les essaims d’UAV, l’entité n’a pas qu’à les attendre du côté d’Eilat », port relativement primitif et n’étant doté que d’un aéroport à double usage et de l’embryon d’un pipeline Israël/Émirat avorté par "l’Epée de Qods-1", et bien ces milieux militaires continuent de se poser une seule et obsessionnelle question : Comment est-ce possible que le F-16 I Soufa de fabrication israélienne puisse rater un drone « Hassan » de pacotille fabriqué clandestinement quelque part dans la banlieue sud de Beyrouth? 

Photo: le Kit "Labayk" qui rend n'importe quelle roquette "bête" intelligente/Tasnim

Car en termes de défense aérienne, cela fait près d’un an, très exactement depuis mai 2021, que les Sionistes ne tirent plus de plans sur des commettes, conscients qu’ils sont des limites criardes des radar d’interception du Dôme de fer et d’autres couches de la DCA dite multicouche Israël intégrée ou pas, aux THAAD et aux Patriot, couches qu’ont si merveilleusement ratatinés les 4000 roquettes et missiles que Gaza lancé tantôt à titre de chasseurs de colons tantôt en qualité de dispositif de jimming destinés à saturer ou à faire confondre les radars sionistes.

Mais les F-16 I avec leur avionique composé d’un ordinateur et de processeurs d'affichage couleur et des interfaces, et d’un système de communication équipé d’une radio UHF/VHF et une radio HF, des communications par satellite Elta et d’une liaison de données vidéo tactique intégrée et encore d’un système de navigation inertielle gyrolaser annulaire et de positionnement global (RLGINS/GPS) et d’un système de terrain numérique, pourquoi, eux, une fois le drone « Hassan » dans le ciel d’Israël, l’ont perdu de vue et encore, pour 40 longues minutes, soit largement suffisant pour que l’appareil photographie en détails la Galilée haute, ses colonies, ses garnisons et ses positionnements renouvelés et envoyer tout en direct au Hezbollah ?  

Vidéo: la foudroyante précision d'une roquette Zelzal/Tasnim

Au fait, la nacelle de ciblage et de navigation Litening II des F-16 est équipée d'un téléviseur infrarouge à balayage vers l'avant (FLIR) de troisième génération, d'un dispositif à couplage de charge (CCD), d'un traqueur de point laser, d'un télémètre et d'un marqueur infrarouge. Et il permet, au pilote de détecter, d'identifier, d'acquérir et de suivre des cibles au sol et dans l’air pour la livraison d'armes à guidage conventionnel et de précision, telles que des bombes à guidage laser ou à guidage GPS. Ce qui veut dire que ces F-16 auraient dû traquer le drone avant même qu’il ne rentre dans l’espace aérien sioniste. Mais le vendredi 18 février, deux de ces appareils, ont scanné le ciel du nord d’Israël et se sont mis rageusement à briser même le mur de son au dessus de Beyrouth sans trouver aucune trace de Hassan.

Toute la journée de samedi 19 février les médias sionistes n’ont cessé d’ailleurs de mettre en garde contre non seulement la terrifiante incapacité du bouclier antimissile israélien dont le Pin Green s’apprête à débarquer sous peu à Abou Dhabi, mais encore  contre « l’alarmante cécité des chasseurs F-16 escortés des hélicoptères Apache » qui ont échoué à sécuriser le ciel du front nord, ratage qui  constitue, «  non seulement une énorme faille de sécurité » mais encore « un  échec économique majeur ». Pourquoi ?

le journal  Calcalist en précise  les rasions « les avions de chasse et les hélicoptères décollent généralement par paires. Le coût d'un vol F-16 par heure est d'environ 22 000 dollars tandis que le coût du vol d'un hélicoptère Apache s’élève à 4 000 dollars. Quant au coût du tir de chaque missile intercepteur Tamir il est de 50 000 dollars. Il suffit d’un calcul méga simple pour comprendre que le ministère des Affaires militaires a dépensé ce vendredi des centaines de milliers de shekels pour l'interception ratée d’un UAV primitif du Hezbollah et que le Dôme de fer a même manqué d'une combinaison réelle et efficace avec les F-16, alors même que ce même ministère ne cesse de prétendre qu’Israël est protégé par une Défense intégrée. La réalité est que le camp d’en face respecte le rapport qualité –prix et non pas Israël.

Et il semble même être déterminé à aller de l’avant car tout compte fait l’incursion du drone du Hezbollah ne coûte rien aux Libanais même si elle devienne quotidienne. Ils savent parfaitement qu’Israël n’a ni la capacité ni la volonté de déclencher une guerre pour une infiltration pareille. Dès lors le risque est le suivant : nous imposer des frais supplémentaires et de façon journalière »

Et de poursuivre : « Si en mai 2021, l’équipée balistique de Gaza a coûté 4000 missiles aux Palestiniens, le Hezbollah lui pourrait avoir les mêmes résultats pour un troisième ou un quatrième des frais de la guerre de mai. Et ce n’est pas tout : car qui dit que la prochaine fois le Hezbollah nous n'enverrait pas des drones kamikazes. Nos F-16, nos Apache et notre Dôme de fer seront-ils à même de les intercepter ? »

Vidéo: un seul raid, deux bombes intelligentes Qaëm et deux cibles qui ont été simultanément pulvérisées/IRIB

Calcalist ne va pas bien loin dans ses spéculations sans doute par crainte de vexer la censure militaire. Mais il se peut que le Hezbollah veuille encore surprendre le monde entier et prendre d’assaut la Galilée ou n’importe quel autre point en Israël par des drones de combat.

Photo: la substance anti-radar qui couvre les drones/Tasnim 

N’est-ce pas qu’il en fabrique désormais lui-même et que le processus de "dronisation" , une fois mis à l’heure de la Résistance, se conjugue drone de reconnaissance -drones kamikaze –drones de combat ? D’ailleurs le drone Hassan semble avoir le potentiel de transporter des missiles Akghar, ( Flambée en persan), un engin doté de microturbo-jet avec une vitesse de 600 km/h d’un poids de 27 kg pour une longueur de 1.7  et un ogive de 7 kg et surtout une portée de 30 km, soit ce qu’il faut pour bien labourer Galilée et la périphérie. Mais outre Akhghar il existe également le Qaem 5 qui peut monter sur une variété de drones Mohajer 6, Fotros, Shahed 129, Ababil 3, Hamasseh entre autres. Ce sont des engins dotés de seeker visibles ou thermique ou cylindrique avec une marge d’erreur de 05 mètres propres à pulvériser les fortifications, les cibles mobiles ou ce qui revient au même , les garnisons et les casernes dont les images viennent d’être tournées en Galilée par le drone « Hassan ».

Vidéo: le F-16 israélien devenu fou et incapable d'intercepter le drone "Hassan" du Hezbollah/twitter

Mais Calcacit aurait dû aussi à prévoir que ce processus trop bon marché qu’est l’interchangeabilité des drones mène droit à la fabrication des missiles de croisière et c’est ainsi qu’Ansarallah a tiré des Samad-1 et de redoutables Qassef K2.

Mais ceci ne répond pas à cette question obsessionnelle qui taraud l’esprit de l’état-major sioniste, celle de la furtivité du drone "Hassan"…Comment Hassan a dévoyé les F-16 israéliens ? On l’ignore mais on sait qu’il y a de très calés chimistes au sein de la Résistance, ceux qui savent comment couvrir le corps d’un drone par des substances absorbantes des ondes radars sans même avoir besoin des matières composites. Le commandant martyr "Hassan", celui qui a donné son nom au drone a été un mathématicien, il a décodé le GPS des drones sionistes en 2006 ; ses paires chimistes ont achevé son œuvre …

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SOURCE: FRENCH PRESS TV