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Dimensions insoupçonnées du plan de Nasrallah

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des combattants du Hezbollah. (Photo d'archives)

La manœuvre calculée du Hezbollah a changé les règles du jeu concernant la crise de carburant déclenchée par les États-Unis. 

Les services d’État jordanien se préparent à une phase potentiellement difficile et différente de contacts obligatoires, même à distance, avec les parties qui parrainent des groupes armés en Syrie et au Liban, dans le but de « sécuriser » les lignes d’approvisionnement de carburant.

L’administration américaine aurait informé les Égyptiens et les Jordaniens de son soutien politique et financier, ainsi que par l’intermédiaire des Nations unies, à un processus élargi qui permettrait au Liban de surmonter la crise du gaz, du carburant et de l’énergie, un processus qui se déroule maintenant et qui nécessite des contacts approfondis avec plusieurs parties au Liban et en Syrie.

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On ne sait pas encore jusqu’où les communications jordano-égyptiennes peuvent aller.

Cependant, des diplomates occidentaux soulignent dans des rapports que l’administration américaine a donné aux autorités de certains de ses alliés l’autorisation nécessaire pour préparer des rapports et prendre des contacts qui déterminent la manière, le coût et la sécurisation des approvisionnements de carburant destinés au Liban.

Dans ce contexte, l’objectif politique des États-Unis est clair ; empêcher l’Iran et ses alliés d’essayer d’investir dans la « crise énergétique » dont souffre le peuple libanais.  

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Cela signifie que la manœuvre du Hezbollah a agité les eaux stagnantes et a incité les parties internationales intéressées à « internationaliser puis localiser » la crise libanaise de l’électricité et du carburant : ce qui signifie que toutes les parties ont été contraintes de participer à une opération américaine élargie sous les auspices de la Jordanie et de l’Égypte, qui bénéficient en retour d’avantages financiers, car il y a un surplus d’électricité jordanienne et de gaz égyptien. 

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Le Hezbollah a embarrassé l’administration américaine et l’a incitée à faire attention, en prévision d’un investissement de l’Iran dans les besoins des Libanais.

Des rencontres ont commencé à se tenir à Amman et au Caire, dont la dernière réunion ministérielle quadripartite en présence du ministre syrien de l’Énergie dans la capitale jordanienne, qui est la première rencontre arabe entre l’Égypte et le Liban en présence d’un ministre syrien.

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Il reste à savoir si la sécurisation des opérations de transport de gaz et d’électricité nécessite, à un moment donné, un contact direct avec les forces armées sur le terrain dans le sud de la Syrie et plus tard dans le sud du Liban.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV