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Comment le Hezbollah a miné la proposition de l'Américano-sioniste Hotchstein?

Qu’est-ce qui pourrait bien avoir poussé le duo Lapid/Gantz, empêtré littéralement en Cisjordanie où pas un jour ne passe désormais sans que l’armée sioniste ne saigne pour de bon, que ce soit à Naplouse,  à Jénine quand ce n’est pas à Ramallah ou à Qods occupé, de se tirer la balle dans le pieds , de renverser la table du « compromis offshore » avec le Liban et d’aller jusqu’à prétendre qu’il irait exploiter Karish dès la semaine prochaine quitte à déclencher une méga guerre contre le Hezbollah ? les analystes les plus épidermiques y verraient évidement des visées électoralistes propres à l’entité, un coup du gourou  Netanyahou qui à l’approche des législatives sionistes aurait acculé le duo Lapid/Gantz le dos au mur quitte à le placer face aux risques d’un échec électoral qu’il veut à tout prix, ce qui l’aurait poussé à revenir sur son oui. Est-ce la vraie raison ? Une réponse affirmative ne peut être apportée à moins qu’on juge Israël non pas comme étant une machine de guerre où chaque pièce joue son rôle mais un pays ayant des courants aux avis divergents. Or c’est là une vision qui s’est heurté sans cesse depuis que l’entité sioniste existe à la réalité du terrain celle d’une entité qui ingurgite plus de 3 milliards de dollars d’aide militaire à fonds perdu US par an, bénéficie du soutien large du CentCom, de l’Eucom entre autres à quoi la normalisation a ajouté les pétrodollars golfiens et tout ceci dans le stricte objectif de semer le trouble au Moyen Orient.

En ce sens, d’où vient le virage israélien ? A lire de plus près la proposition de l’émissaire Hotchstein, et les corrections que le Liban exige d’y être apportées en échange de son oui, on comprend mieux la raison de ce virage. Al Akhbar écrit :

Beyrouth n’est pas d’accord pour reconnaître la frontière marquée par une ligne de bouées – que l’entité a placée unilatéralement à cinq kilomètres de la côte de la ville septentrionale de Rosh Hanikra en 2000 – en guise de frontière internationale. Beyrouth s’oppose également à l’idée de délimiter une frontière terrestre dans le cadre de l’accord et insiste pour que cette question soit réservée lors de discussions avec les Nations unies.

En outre, Beyrouth souhaite que la société française Total Energy travaille avec le Liban indépendamment de sa collaboration avec Israël, ce qui s’opposerait à la compensation qu’Israël recevrait des sociétés énergétiques en échange de l’abandon des droits sur le champ gazier offshore de Qana. Et Enfin, le Liban se serait opposé à une proposition de cérémonie de signature aux côtés de responsables israéliens dans la ville libanaise de Naqoura. Au lieu de cela, les responsables ont rétorqué qu’un accord devrait être signé avec des fonctionnaires des deux parties dans des pièces séparées, étant donné qu’Israël et le Liban n’ont pas de relations diplomatiques et sont techniquement en guerre.

A quoi rime ce quadruple « non » ? Et bien à la mise au pas de toute cette artifice tramée autour de « Karish » et visant à engager le Liban dans une dynamique de « normalisation malgré lui avec Israël, artifice qui du coup s’est transformé en un piège grandeur Méditerranée orientale où l’entité devrait renoncer non pas à Qana qui revient de droit au Liban en échange de Karish mais surtout à la « ligne de bouée «  qui dans tout face à face à venir risque de constituer un front naval impossible à contrer rien que par sa proximité avec Haïfa mais aussi Nahariya ou encore Acre en territoires occupés de la Palestine. Le oui « libanais » a-t-il donc été miné ? A n’en pas douter car piégeant Israël et le plaçant devant un dilemme guerre ou concession.

Et le réveil n’en est que plus douloureux. La société Energean grecque a annoncé être prête à commencer ses travaux d’exploration dès la semaine prochaine alors que le front Nord replonge dans l’état d’alerte. Et comme un malheur ne vient jamais seul, le Hezbollah vient de rendre publique une quatrième vidéo depuis le début de l’affaire Karish.

 

Que voit-on sur la vidéo ? Si le facteur drone-missile était prédominent sur les trois premiers vidéos publiés depuis fin juillet, lesquelles ont fait apprendre que l’arsenal hezbollahi compte non pas que des missiles tactiques mais des missiles KH-55 iranisé dits Soumar ou encore des drones de combats Shahed 129, le quatrième vidéo est dominé par une référence navale, signe que l’exigence du Hezboillah sur la ligne des bouées est irréversible.  Sur les images un commando à bord d’un sous-marin « Sabehat » !

a mission la plus importante définie pour al-Sabahat est l'utilisation opérationnelle par les gardes marins de l'armée. Ce sous-marin est capable d'effectuer des opérations telles que l'approche rapide de l'ennemi, des patrouilles de reconnaissance, le déploiement de forces spéciales, le transport et l'installation de mines marines, ainsi que la direction de tirs d'artillerie. La manière d'utiliser al-Sabahat est également telle que la partie de l'équipage reste à l'extérieur et que la mission continue. Une autre caractéristique de ce sous-marin devrait être la capacité d'être difficile à identifier et à suivre par les navires et les stations ennemis, à effectuer des opérations de nuit, de petites dimensions et à haute efficacité, la capacité d'effectuer des opérations spéciales et souterraines. Alors Karish promis à partir en fumée après une opération commando au fond de la Méditerranée largement plus violent que des coups ponctuels des drones ? Probable.

Mais puisque le Hezbollah n’a pas l’habitude à déballer tout et d’un seul coup, le sous-marin commandos sur la vidéo pourrait n’être qu’un leurre … En 2021, le gisement offshore Tamar a connu des attaques de drones sous-marin piégés mais l’entité n’en a pas parlé. En 2022 elle ne pourrait en pas en parler vu qu’un coup naval venu du Hezbollah mettrait sens dessus dessous le flux gazier en Méditerranée, quitte à faire noyer les espoirs de l’OTAN de pouvoir remplacer le gaz russe. Et dire que ces "Sabehat "pourront aussi servir de plateforme à des torpilles dont certaines comme Hoot dépasserait les 360 km/h...

Alors une attaque israélienne? la Résistance n’attend que cela et que « le commandement de la résistance jouit de la capacité et de la volonté nécessaires pour qu’aucun accord sur la délimitation des frontières maritimes ou terrestres n’ait plus de sens ». Surtout qu’il ne les reconnait pas. pour une fois, le chef du Mossad David Barnea a raison  : « Nasrallah s’est engagé publiquement à empêcher la production du gaz de Karish s’il n’y a pas d’accord…on le connait. il tient la parole  ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV