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Qui domine qui en Ukraine et où se place l'axe de la Résistance?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Positions de mercenaires américains détruites au nord-ouest de Donetsk

"Nord Stream 2" arrêté, menace de blacklistage contre le ministre russe de la Défense, US/OTAN prêt à lancer une offensive contre la région de Transnistrie, positions des kamikazes de la CIA déjà pulvérisée à Donetsk , Armée russe en phase de prendre le contrôle de Donbass qui domine qui sur le champs de bataille qu'est devenu l'Ukraine, état que l'Occident a fait imploser en l'espace de quelques heures comme il avait cherché à en faire autant pour la Syrie en 2011 et pour l'Irak en 2014, à cette différence près que l’Ukraine est un Etat "ami"? A regarder de plus la pusillanimité avec laquelle le clan pro US a agi depuis 24 heures l'option militaire à grande échelle est écartés. et l'option des sanctions genre celles que l'axe US/Israël/OTAN a imposé dès 2018 à l'Iran quand il a compris que la confrontation militaire est impossible à gagner prime pour l'heure.

Mais déjà au niveau des sanctions, le rapport de force est nettement en faveur de la Russie dans la mesure où Biden s'en est dissocié, prétextant que tout action en ce sens ferait grimper le prix à la pompe aux Etats Unis ce qui est fort mauvais en ces temps préélectoraux. En ce sens, les États-Unis n'ont fait que renforcé les sanctions contre les républiques de Donetsk et de Lougansk  mardi soir 22 février en réaction à la reconnaissance russe de leur indépendance.

Mais dans le même temps l'ambassade des États-Unis a déménagé d'Ukraine en Pologne, façon de se mettre en lieu sur et se foutant royalement de ce qui pourrait arriver aux Ukrainiens nettement défavorisées face aux redoutables forces armées russes. Le président Vladimir Poutine, dans un discours à la nation, déclarant que l'Ukraine n'était pas un véritable État mais une partie intégrante de la culture et de l'histoire russes, l'a dénoncée comme une « colonie américaine » avec un « gouvernement fantoche » soulignant qu'une « force de maintien de la paix » russe sera déployée dans les deux républiques et peu après minuit, des colonnes de véhicules blindés russes avaient déjà été vues par des journalistes à Donetsk, se dirigeant vers le nord et l'ouest.

"Le déploiement de ce que la Russie a qualifié d'opération de maintien de la paix dans l'est de l'Ukraine est « un non-sens » et la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes comme indépendantes fait partie de son prétexte à la guerre et constitue une menace pour tous les États membres de l'ONU, ont déclaré les États-Unis à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU convoquée à la hâte, tôt mardi non pas pour annoncer une "contre-contingent" à déployer mais  la fin de la récrée pour les acolytes qui du Canada à l’Australie en passant par le pauvre Japon se sont alors mis à pérorer les insanité de Big Brother. 

Mais bloquer Nord Stream 2 et dénoncer des sanctions contre les autorités russes voire son Trésor est-ce la fin de tout pour la Russie? Poutine n'en a pas l'air, le gros des réserves russes ayant été déjà transformé en or, l'idée de proposer un swift russo chinois étant déjà en phase d'achèvement et les alliés gaziers de la Russie, l''Algérien l'Iran, le Qatar  et mêmes les Golfiens ayant rassuré la Russie de leur soutien. Puis en Ukraine ce n'est pas seulement un "scénario à la syrienne" que la Russie combat sur son flanc ouest qui vu la dispersion des troupes d'en face est exposé aux armes les plus mortelles de l’Occident. Son face-à-face est aussi de nature préventif à l’adresse des capacités nucléaires que possèdent l'Ukraine et qu'exploite dans le mauvais sens l'axe US/OTAN : « Avec l'apparition des armes de destruction massive en Ukraine, la situation dans le monde, en Europe, en particulier pour nous, pour la Russie, va changer de la manière la plus radicale », a déclaré Poutine, insistant sur le fait que l'Ukraine, qui a rendu son arsenal nucléaire en 1994, veut redevenir une puissance nucléaire.  Nous ne pouvons pas ne pas réagir face à ce danger réel.  Lorsque le niveau de menace pour notre pays devient de plus en plus grand, la Russie a parfaitement le droit de prendre des contre-mesures pour renforcer sa propre sécurité. Et c'est ainsi que nous prévoyons d'agir. »

A ce rythme, aussi bien la force que la légitimité semble être du côté de Poutine. Reste à savoir jusqu'où ira la Russie. Une chose est sûre : le Kremlin ne fera pas comme les bolchevistes. Les propos de lundi soir de Vladimir Poutine ont été emprunts de méprise à leur égard  : il a fortement mis en cause les bolcheviks (la majorité communiste), a qualifié le traité de Brest-Litovsk de trahison et dénoncé Lénine.

Il a aussi estimé que l’octroi de l’indépendance aux républiques soviétiques était erroné, qualifiant le gouvernement ukrainien actuel de « corrompu » et « fantoche ». Le président russe a également parlé de l'importance historique, culturelle, géopolitique et sécuritaire de l'Ukraine pour la Russie, et a affirmé que l'OTAN cherchait s’installer en Ukraine, et que cette action ferait face à la plus forte réaction de son pays. Poutine a également affirmé que l'Ukraine cherchait outre de se doter de l'arme nucléaire, volait du gaz russe et ne remplissait pas ses obligations envers la Russie. Et dans tout ceci on sentait la colère contre la bande du Sioniste Zelinsky. Quelle issue à la crise pour un observateur pro Résistance? 

Après la reconnaissance de Donestk et Lougansk, le maître du Kremlin a porté le premier coup au gouvernement fantoche de l'Ukraine trop instrumentalsié , trop vassalisé pour mériter de survivre puis à l'Occident, et a montré son sérieux et leur a fait comprendre qu’il prendrait des risques et procéderait à des actions militaires si nécessaire, et que la reconnaissance de Lougansk et Donetsk n’était que son premier pas. Et en cas de nouvelles mesures dans le sens de l’adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, Kharkov, Kiev et toute l'Ukraine seront écrasés sous le sable des chars russes, et un changement de régime en Ukraine sera réalisé dans les prochaines étapes. 

En conséquence, l'Ukraine a deux options ; soit continuer sur la voie actuelle en se soumettant à l'Occident et augmenter les tensions avec la Russie, soit céder et accepter l'humiliation et les exigences ultérieures de Poutine. Or dans les deux cas, la Résistance est avec Moscou pour la bonne et simple raison que le temps est contre les ennemis de la Résistance. Primo: la découverte des armes de destructions massive à usage militaire en Ukraine cela signifie le dépérissement de l'argument nucléaire contre l'Iran, secundo, l'alignement d’Israël sur l'Ukraine ainsi que cela vient d'avoir lieu, éloigne davantage Moscou de Tel-Aviv et tout ceci aux dépens des funambule genre Erdogan. Après ce ne sera pas sur le sort de Zelinsky que les Résistants verseront des larmes, lui dont le coup à  la Boeing 737 NG contre l'Iran a coûté la vie à 176 passagers iraniens alors m^me que l'Iran était au seuil d'une grande guerre contre les Etats Unis. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV