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Les cartes satellites russes désigneront le coupable des attaques du 4 août 2020

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020. ©AFP

Après le refus franco-italien de fournir à Beyrouth des images satellites sur l’explosion au port de Beyrouth, le Liban a officiellement demandé à la Russie de le faire.

Le président libanais Michel Aoun discute avec l'ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Rudakov, des relations libano-russes et des moyens de les développer dans tous les domaines, demandant officiellement des images satellites enregistrées le jour de l'explosion du port de Beyrouth, a rapporté la chaîne Al-Mayadeen.

Il y a quelques jours, le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé que son pays « étudierait la possibilité de participer à l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth, et fournirait des images satellites, si elles sont disponibles ».

Il a ajouté : « Nous ne pouvons pas commenter les processus politiques liés à la justice libanaise. »

Il est à noter qu'après l'explosion, le président libanais Michel Aoun a demandé à son homologue français, Emmanuel Macron, d’aider à enquêter sur les circonstances de l'accident en fournissant des images satellites françaises enregistrées au moment où l'explosion s’est produite dans le port de Beyrouth.

L'ancien Premier ministre Hassan Diab a également annoncé avoir demandé au président français Emmanuel Macron des images satellites du port « avant, pendant et après l'explosion ».

Une demande similaire a également été envoyée à l'Italie. « Ils auraient dû nous la fournir, mais cela ne s'est pas produit et je ne sais pas pourquoi », avait dit Hassan Diab.

Cependant, le journal en ligne Rai Al-Youm a rapporté jeudi 28 octobre, citant des sources spéciales, que l'enquête avait répondu à des questions telles que qui a amené le navire transportant du nitrate d'ammonium au Liban et pour qui.

Dans une interview accordée au journal, les sources mentionnées ont révélé que l’affrètement du navire avait été financé par l’intermédiaire d’une banque située dans l'un des pays arabes du golfe Persique, dont le siège se trouve en Suisse, et des personnes affiliées au parti de Saad Hariri avaient expédié la cargaison au port de Beyrouth à l’insu de ce dernier.

Les sources ont également déclaré que la cargaison était très probablement stockée dans le port de Beyrouth, puis envoyée à des groupes armés stationnés à la frontière syro-libanaise. Après l'opération, des matériaux sont restés dans l'entrepôt n°12 du port de Beyrouth et ont explosé à cause de soudures effectuées à proximité. Selon ces sources, l’enquête a présenté l’hypothèse des travaux de soudage comme la cause la plus logique de l'explosion dans le port de Beyrouth.

Dans ce contexte, Seyyed Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah libanais, a appelé à la divulgation publique des résultats de l'enquête dans trois discours prononcés depuis l’incident qui a secoué le port de Beyrouth.

S’adressant au juge de l’affaire, il a dit : « Si vous ne voulez pas rendre publique [les résultats de] l'enquête, rassemblez au moins les familles des victimes et racontez-leur comment leurs enfants ont été tués en martyre. »

Le 4 août 2020, l'explosion du port de Beyrouth a fait 203 morts et plus de 6 500 blessés. Il a également causé de graves dommages à un certain nombre de quartiers de la capitale libanaise.

Dans ce droit fil, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que « le Hezbollah est une grande force politique au Liban », soulignant « l’importance de résoudre les différends par le dialogue sans effusion de sang ».

Lors d’un discours tenu au Club Valdaï à Sotchi le 21 octobre avec la présence de près de 300 participants russes et étrangers issus du monde académique, politique et médiatique, Vladimir Poutine s’est exprimé en ces termes : « En ce qui concerne la catastrophe de l’explosion du port de Beyrouth, je voudrais présenter une fois de plus mes condoléances au peuple libanais, car il y avait un grand nombre de morts et d’énormes dégâts. »

« Les médias ont rapporté qu’une cargaison de nitrate d’ammonium a été acheminée plusieurs années auparavant, mais malheureusement les autorités n’ont pas traité ce sujet, elles voulaient, comme j’ai compris, vendre la cargaison de manière rentable… c’est ce qui a entraîné la catastrophe, à mon avis », a-t-il lancé.

Et de poursuivre : « S’agissant de l’aide à l’enquête, je promets que mon pays étudie la possibilité de participer à l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth, et fournit des images satellites, si elles sont disponibles. »

« En ce qui concerne le Hezbollah, il existe différentes positions adoptées par les pays vis-à-vis du Hezbollah, qui représente une grande force politique au Liban, mais nous appelons le Liban à résoudre tous les différends par le dialogue », a relaté le président russe.

Et d’affirmer: « Nous sommes en contact avec presque tous les partis politiques au Liban, et nous continuerons à le faire afin de parvenir à un règlement sans effusion de sang, qui n’est dans l’intérêt de personne. D’autant plus que la situation au Moyen-Orient est tendue ces derniers temps, mais bien sûr nous ferons tout notre possible pour convaincre toutes les parties libanaises de la nécessité d’agir avec modération afin de parvenir à un accord. »

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV