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Et si le «mi-figue mi-raisin» israélien en Ukraine n'était qu'un leurre?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche) et le chef du régime sioniste Isaac Herzog passent en revue la garde d'honneur lors d'une cérémonie de bienvenue avant leur rencontre à Kiev, Ukraine, le 5 octobre 2021. ©AP

Lindsly Graham, le gourou ultra sioniste du sénat US qui appelait il y a deux jours au meurtre par Israël de savants nucléaires iraniens en cas d'accord Iran/Occident, vient de refaire le coup et appelle à l'assassinat de Poutine pour faire l'échec à la Russie en Ukraine. Évidemment cet appel au meurtre a provoqué la réaction violente de l'ambassadeur russe à Washington, mais est-ce suffisant ? Déjà le sioniste Zelensky se dit avoir été victime de trois tentatives d'assassinat et on a réellement mal à le croire. Mais la liquidation de Poutine pourrait être une alternative à la guerre nucléaire US/Russie. Qui pourrait être le candidat idéal pour éliminer Poutine? Évidemment le Mossad et Graham savent de quoi il parle. 

Le régime sioniste s’est apparemment déclaré neutre par rapport à l'opération militaire russe en Ukraine, The National Interest ayant écrit un article à ce propos : « Alors qu'Israël essaie de maintenir sa neutralité, il doit aussi se déplacer dans un champ de mines diplomatique pour maintenir des relations opérationnelles avec les forces russes en Syrie, répondre aux attentes occidentales et aux demandes de son peuple qui surveille de près la situation. »

« Pour montrer sa fidélité à la politique de neutralité, le gouvernement Bennett a proposé une médiation entre la Russie et l'Ukraine, l'une des conditions de la médiation étant la neutralité par rapport aux États en conflit. Mais le rejet de l'offre par la Russie a montré que, selon Moscou, Tel-Aviv n’a pas été neutre », précise The National Interest.

Du point de vue de la Russie, le régime sioniste a joué un rôle clé dans l’incitation du président d'origine juive ukrainien à rejoindre l'OTAN, malgré la forte sensibilité et l'avertissement de la Russie. En effet, la violation de la neutralité de Tel-Aviv ne se limite pas à l'incitation de Zelensky : d'autres dimensions deviennent apparentes au fil du temps et au fur et à mesure que la guerre progresse. À titre d’exemple, l’ambassadeur d’Ukraine en Israël a confirmé l’envoi d’un nombre de militaires sionistes pour participer à la guerre en déclarant : « Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Ukrainiens ont aidé à sauver les juifs, et maintenant nous avons besoin de votre aide. »

En outre, il est possible que le régime sioniste ait transféré des armes, en particulier d'armes de tireur d'élite aux forces armées ukrainiennes sous couverture d’une assistance médicale et humanitaire.

De même, selon le site d’information Axios, Tel-Aviv a fait pression sur les Émirats arabes unis, à la demande des États-Unis, pour qu'ils soutiennent une résolution de l'ONU condamnant l’opération militaire russe en Ukraine. Dans un virage clair contre sa position au Conseil de sécurité de l'ONU, les Émirats arabes unis ont voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale contre les opérations militaires russes.

Par ailleurs, la pression israélienne sur les Émirats arabes unis les a poussés à voter en faveur d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies condamnant l’opération militaire russe en Ukraine. « Israël a persuadé les Émirats arabes unis de condamner l'attaque de la Russie contre l'Ukraine à l'Assemblée générale des Nations unies », a rapporté le site d'information Walla News.

Suite au refus des Émirats arabes unis de voter pour la résolution condamnant la Russie au Conseil de sécurité, les États-Unis craignaient qu'Abou Dhabi ne prenne la même position lors du vote sur une résolution similaire à l'Assemblée générale des Nations unies. Ce qui a incité Washington à exhorter Israël à faire pression sur les Émirats arabes unis pour qu'ils votent en faveur de la résolution anti-russe de l'Assemblée générale, a écrit Walla News.

En outre, le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, avait précédemment contacté son homologue émirati, Abdullah ben Zayed, lui demandant de voter en faveur de la résolution aux Nations unies.

« La décision surprise des Émirats arabes unis de ne pas voter pour la résolution condamnant l'attaque russe au Conseil de sécurité était due au mécontentement et à la colère du prince héritier Mohammed ben Zayed contre la position américaine sur l'attaque au missile Houthi sur Abou Dhabi », a révélé Walla News.

Citant des autorités américaines et émiraties, Walla News a souligné : « Bien que les États-Unis aient condamné les attaques des Houthis et envoyé un escadron de bombardiers avancé pour défendre Abou Dhabi, ben Zayed a qualifié la réponse américaine d'inadéquate et tardive, estimant que les Américains les avaient laissés seuls et ne leur avaient pas fourni un soutien suffisant. »

À l'intérieur d'Israël également, contrairement à l’annonce de la politique de neutralité, il existe une opposition d’envergure à cette politique. The Jerusalem Post a appelé à l’abandon de la politique de neutralité et a souligné que « Tel-Aviv doit faire savoir clairement qu'il s'oppose à toute agression ».

Tout cela montre que bien que Tel-Aviv fasse semblant d’être neutre dans cette guerre, en vue de coopérer avec l’Occident et l’OTAN et d’empêcher la Russie d’activer ses systèmes de défense antimissile en Syrie, il s’est pratiquement rangé du côté du gouvernement Zelensky. En effet, Tel-Aviv a contribué au déclenchement et à la poursuite de la guerre et ne cesse de l'exploiter largement, ce qui pourrait provoquer la colère et la réaction de Moscou comme un tigre blessé.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV