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Un bouclier anti-missile "nucléaire" russo-Résistance en train d'émerge en Irak et au Levant ?

La base russe à Qamichli/The Drive

Aucun analyste militaire ne saurait nier que l'émergence d'une seconde base aérienne russe, de la même importance que celle que Moscou détient à Lattaquié, Hemimim, va largement au-delà du nettoyage d'Idlib de la présence du Sultan et de son "armée de Turan", surtout que cette base stratégique en devenir,  se trouve non pas dans le Nord de la Syrie où Ankara s'entête à ne pas lâcher prise mais bel et bien dans le nord est syrien, soit une zone largement fréquentée par les troupes US, une zone aussi située à quelques kilomètres à peine du Kurdistan irakien où, là encore, les USA disposent du méga complexe de Harir, qui bien que malmené pendant plusieurs semaines cet été par la Résistance irakienne, qui y a exercé ses drones et roquettes intelligentes, continue à accueillir le gros des opérations de renseignement, d'espionnage et d'organisation des réseaux et cellules terroristes US/Israël, sur le dos d'un gouvernement et d'une population irakiens qui saignent périodiquement sous les coups des supplétifs daechistes du Pentagone.

Disons-le de façon plus claire, la Russie pourrait désormais ne plus se contenter de déployer des Su-35 à Qamichli pour aller plus loin et faire accompagner ces chasseurs multirôle des batteries de S-400, et de leur puissants radars anti F-35, Container, et ce au grand dam des Américains qui eux, ainsi que l'a prouvé à mainte reprises la Résistance, détiennent certes des aéroports militaires géants en Irak, Ain al Asad, Harir ou Balad mais pas des radars ou des DCA qui conviennent. Or il y a là un léger changement d'équilibre de force qui se pencher au Levant et en Mésopotamie en faveur de la Russie car il va dire que le ciel irakien se trouverait  automatiquement  sous l'emprise des S-400

et ce ne sera pas les Irakiens qui s'y opposeraient, eux, qui tout au long de 2020 et une partie de 2021 n'ont cessé de se battre à coup de drones et de missiles contre les troupes US pour que l'US Air Force dégage du ciel irakien et qu'elle ne refasse pas le coup qu'elle a fait en janvier 2020, en liquidant sauvagement à l'aéroport de Bagdad les grands commandants de la Résistance. Remarquons que le ciel irakien n'a pas attendu que la Russie décide de déployer ses S-400 à quelques kilomètres du Kurdistan irakien pour se fermer hermétiquement aux frappes américaines.

Les Ababil- 3 et les Mohajer -6 irakiens ont déjà poussé les avions US stationnés à quitter la Mésopotamie et à n'entre dans l'espace aérien irakien que d'escale. Ce ciel irakien se serait même doté", à en juger les toutes récentes informations rapportées par les chaines proches de la Résistance de quoi couper le trafic aérien "héliporté" US en provenance de la Syrie, trafic qui contribue grandement  à grossir les rangs des daechistes dans le Nord, dans l'Est et dans le Centre du pays, ainsi qu'en témoigne la récente multiplication des attaques terroristes à Diyala, à Kirkuk voire à Bagdad. Le missile  358 de la Résistance dont les photos ont été publié le 21 octobre, soit 24 heures après la première frappe contre la base américaine à al-Tanf est l'arme par quoi ces helico américains pourraient être visés.

Photo: carte du nord syrie/The Drive

Et ce évidemment sans compter tout ce que l'arsenal de la Résistance irakienne pourrait contenir d'inconnu ou mal connu comme par exemple ce missile Shalamcheh,  un missile sol-air iranien et capable de détruire plusieurs sortes d'avions de combat et de drones modernes et qui est de moyenne portée et qui peut également être utilisé comme missile à courte portée et qui se déplace à la vitesse de 3 Mach3 , et résiste aussi à la guerre électronique ennemie avec une portée moyenne  de 40 kilomètres. 

Tout ceci pour dire qu'une DCA russe qui s'apprête à s'implanter aux portes du Kurdistan irakien, a toute les chances de non seulement profiter à la Syrie et puis à l'Irak voisin mais encore de criser la défense aérienne de la Résistance dans un mouvement parfaitement synergique. D'ailleurs les sources d'information kurdes qui ont rapporté que la Russie envisageait construire sa deuxième grande base aérienne permanentes à Qamichli  n'en écartent pas l'hypothèse et cité par le correspondant du réseau d'information Kurdistan-24 ce lundi affirment  que la Russie entendait construire une grande base aérienne à Qamishli  voire une troisième près de l'aéroport de Sarin à Ain al-Arab pour, comme les Russes l'affirment, fait face aux États-Unis.

"La Russie est déterminée dans le combat aérien contre les USA. Plus de deux ans de face à face USA/Alliés de l'Iran en Irak a prouvé à quel point les Américains sont vulnérables et comment c'est facile de les mettre au pas. Il n'y a donc aucune raison pour que la Russie, mandaté par l'Etat syrien, ne contribue pas à cette chasse aux Américains en renforçant le bouclier aérien anti US dans le nord est de la Syrie, estime l’expert militaire russe Alexei Leonkov qui ajoute : « Nous abattrons tout ce qui vole vers nous, avant même que les bombardiers US n'atteignent leurs cibles et ne larguent leurs bombes. Notre système de défense aérienne a abattu avec succès des missiles de croisière américains en Syrie en 2018. Les bombardiers américains ne sont pas capables de détruire le système de défense aérienne de la Russie basé en Syrie. »

Mais un bouclier de DCA russe en interaction avec la Résistance prend toute son importance quand on sait que ces basses aériennes anti US à venir pourrait se "nucléariser" rien que pour faire pendant à la base US/.OTAN en Turquie, Incirlik. Après tout la Russie a déjà déployé les porteurs de bombes atomiques Tu-22 à Hmeimim et a fait part de sa capacité d'exploiter des bombardiers stratégiques à longue portée à capacité nucléaire depuis sa base aérienne à Lattaquié qu’elle a été modernisée, de façon à  gérer des avions à long rayon d'action.

Et la Chine est-elle étrangère à l’émergence de ce bouclier anti missile nucléaire et no nucléaire à obédience anti US en plein du Moyen Orient? Rien n'est moins sûr : la semaine dernière au Conseil de sécurité, et ce fut une première, le représentant chinois a eu une altercation au sujet de Xinjiang avec l’ambassadeur turc. En fin pas exactement Xinjiang mais plutôt des séparatistes ouïghour qu'Erdogan y recrutent avant de les faire venir à Idlib: " la Chine ne restera pas définitivement les bras croisés face à une telle atteinte", a lancé le représentant chinois... On le sait, les HQ-9 chinois ne sont pas absent de l'arsenal de DCA syrienne. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV