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Zoom Afrique du 6 juillet 2021

Éthiopie/Iran: un rapprochement en vue?

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En plus de la Chine, la Russie et l’Inde, la République islamique d’Iran a également exprimé son soutien au gouvernement éthiopien.

Actualité en Afrique :

  • Guinée-Conakry : réouverture imminente des frontières avec le Sénégal
  • RDC : l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a rencontré Félix Tshisekedi à Kinshasa
  • Le Niger dément toute intention de normalisation de ses relations diplomatiques avec Israël
  • Mauritanie/Festival des villes anciennes : La concertation avec les locaux comme clé du succès

 

Analyses de la rédaction :

1.Mali : Barkhane venge le sang versé des FAMA ?

Heureusement qu’au sein des médias mainstream le ridicule ne tue pas ! Après avoir été forcé de suspendre sous pression de la résistance du peuple malien sa mission Barkhane qu’on sait y être un cash-sexe pour ces milliers d’agents des services secrets occidentaux qui sèment violence, terreur à travers tout le Sahel, la France a annoncé l’avoir reprise. Non pas qu’elle n’a plus peur de l’enlisement, mais tout simplement parce que dans la conception africaine de l’axe US/OTAN, le sahel est trop « dangereux » pour les Yankees ou autres composantes otaniennes réunies au sein de la Takuba peuvent y opérer. Barkhane est de retour, mais elle a peur d’où cette ridicule information communiquée par Opex360 avec un titre qui prête à sourire : « La force Barkhane a “neutralisé” un meneur présumé d’une attaque ayant tué 33 soldats maliens à Tessit. »

Le texte poursuit : « Le 21 mars dernier, Daech au grand Sahara a revendiqué une embuscade ayant fait 33 tués dans les rangs des Forces armées maliennes [FAMa], une semaine plus tôt, à Tessit. Dans le détail, l’attaque avait été menée par une centaine d’hommes armés, circulant à moto et à bord de pick-up, contre la relève montante de la garnison de Tessit, alors que celle-ci se trouvait encore à une vingtaine de kilomètres de sa destination. »

À travers ces quelques phrases est lisible la tentative de réparation de toutes les bourdes que les médias de l’Empire commentent à chaque fois qu’ils couvrent les soi-disant opérations antiterroristes de Barkhane : Il y a d’abord la tentative de présenter la force d’occupation française comme étant hostile à Daech. Or on le sait trop bien que Barkhane a non seulement évité de viser tout au long de ces derniers mois, mais encore a cherché à le dédiaboliser au détriment d’al-Qaïda qu’elle frappe, anéantie puisqu’elle sait que cette organisation compte dans ses rangs des Maliens qui à défaut d’autres références ont fini par la rallier puisque c’est là le seul moyen d’avoir des armes pour se battre contre l’occupation. 

Mais cette ridicule information prétend également que Barkhane a vengé le sang de 33 soldats maliens tués par Daech, une première dis donc ! Depuis qu’on suit assidûment l’actualité sahélienne colportée par les médias mainstream, le soldat malien ne cesse d’être représenté comme étant une « proie facile ». La quasi-totalité des opérations conjointe Barkhane Famas en porte d’ailleurs la signature dans la mesure où comme par miracle ce sont toujours les Blancs qui échappent aux attaques des terroristes au détriment des Noirs qui sont tués. Leur mort ne figure d’ailleurs jamais sur la manchette des grands médias puisque les Famas, selon la force d’occupation est y un bouclier humain. Mais que s’est-il passé pour que Barkhane se mette à venger le sang des Famas en frappant Daech ? La réponse est simple : le Mali en particulier et le Sahel en général font bloc contre l’invasion occidentale. Au terme de deux coups d’État en moins d’un an et une annonce de retrait sur lequel elle revient, la conclusion est simple : l’occupation s’essouffle, sa boîte à outils s’épuise puisque les Maliens lui barrent la route. Des diversions genre mandat international contre le fils de l’ex-président pour la disparition d’un journaliste il y a cinq ans que RFI met à la une de son site ce matin ne peut rien, le jeu sahélien est définitivement perdu.

2.Guinée/Sénégal : l’alliance-choc !

La Guinée d’Alpha Condé, qui a toujours prôné le règlement des problèmes africains en Afrique et sans les ingérences occidentales, continue sur sa lancée en amplifiant sa coopération avec le Sénégal. Les alliances africaines s’agrandissent !

En 2020, à quelques semaines de la présidentielle, la Guinée avait décidé de fermer ses frontières avec le Sénégal, la Sierra Leone et la Guinée-Bissau, pour des motifs sécuritaires. Car, vu les nombreuses pressions et menaces en provenance de l’Occident, il est clair que des personnes malintentionnées auraient tenté de déstabiliser la Guinée, surtout après la victoire du président Alpha Condé aux dernières élections de 2020.

Depuis, seule la frontière guinée-Sierra-Léonaise a été rouverte, après la signature d’un accord.

Le Parlement guinéen a validé le dimanche 4 juillet, un accord de coopération militaire signé avec le Sénégal. L’information a été confirmée par des sources médiatiques locales.

L’accord de coopération militaire et technique avait été signé le 19 juin entre Conakry et Dakar, lors d’un sommet de la CEDEAO organisé au Ghana. Il s’articule autour de plusieurs points essentiels à savoir : la formation du personnel et la lutte contre le terrorisme ; la non-utilisation du territoire de l’une des parties contre les intérêts de l’autre partie ; la lutte contre la criminalité transfrontalière ; la sécurité conjointe des frontières entre les deux pays ; la promotion du dialogue dans le règlement des différends frontaliers et l’assistance et la participation à la réalisation des infrastructures spécialisées.

À cela s’ajoutent l’exécution d’exercices conjoints et l’invitation d’observateurs militaires pour les exercices nationaux ; l’échange de délégations et la protection des renseignements ; le transit de matériels et d’équipements militaires ; la rencontre entre les commandants de zone et de région de gendarmerie frontalière ; l’utilisation des espaces terrestres, aériens, maritimes et fluviaux ainsi que tout autre domaine qui sera défini conjointement par les parties.

Cette décision intervient après que le Sénégal ait imposé son indépendance au niveau militaire, en mettant en place des initiatives comme l’école des officiers militaires. Mais cette semaine, le Sénégal a également récupéré sa base aérienne de Ouakam qui était occupée par l’armée d’occupation française depuis 1942.

Ce qui est une avancée énorme dans le processus de mise à la porte des troupes d’occupation occidentale. D’autant plus, que ces initiatives encouragent les alliances intra-africaines.

En cherchant à déstabiliser le Sénégal ou encore la Guinée, il est clair que l’un des plans de l’axe US-France était bel et bien d’entraver les coopérations entre les pays africains.

D’autant plus que la Guinée et le Sénégal sont en train de prendre les devants par rapport au plan occidental d’expansion du terrorisme vers les pays de la Côte.

D’ailleurs, la coopération guinéo-sénégalaise ouvre la porte à une coopération sahélo-côtière !

Ce qui permettrait aux pays de l’Afrique de l’Ouest de s’unir, sans avoir un besoin quelconque de l’Occident, afin de faire face au problème du terrorisme. Ce qui montrerait encore une fois au monde que l’Afrique n’a pas du tout besoin de l’Occident pour s’occuper de lui-même, bien au contraire ! 

3. Éthiopie : une nouvelle coopération avec l’Iran ?

Zoom Afrique a beaucoup parlé de la réaction incohérente de la Communauté internationale, et surtout occidentale concernant la situation en Éthiopie.

Lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant kenyan avait déclaré que la Communauté internationale devait impérativement laisser de l’espace à l’Éthiopie pour que le pays puisse gérer ses problèmes au niveau national. En d’autres termes, laisser les Africains gérer leurs problèmes eux-mêmes, cesser les ingérences qui multiplient encore plus les problèmes.

La Chine, la Russie, l’Inde ont également montré leur soutien au gouvernement éthiopien.

Ces pays ne sont pas les seuls à avoir montré leur soutien à Addis-Abeba. La République islamique d’Iran a également exprimé son soutien au gouvernement éthiopien.

Réagissant à la nouvelle du cessez-le-feu humanitaire unilatéral du gouvernement éthiopien contre les rebelles terroristes du TPLF après huit mois de traques acharnés, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a félicité le peuple et le gouvernement de la République démocratique éthiopienne pour la tenue du sixième tour des élections législatives dans un climat apaisé. Saluant l’action humanitaire du gouvernement éthiopien, il a déclaré que : « La République islamique d’Iran suit de près les développements politiques et militaires en Éthiopie. La décision du gouvernement fédéral d’établir un cessez-le-feu humanitaire le 28 juin 2021 dans le Tigré est un pas dans le sens de la stabilité et du calme. »

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également souligné : « Nous appelons toutes les parties à soutenir le cessez-le-feu afin d’établir la paix et la sécurité dans la région et de créer les conditions pour que la population retrouve une vie normale. »

L’Iran est également préoccupé par un fait d’actualité essentiel concernant l’Afrique, c’est la volonté du régime israélien de se mettre en avant en Afrique.

L’Iran est profondément préoccupé par l’intention du régime sioniste de rejoindre l’Union africaine en tant qu’observateur.

Répondant à une question sur l’intention du régime sioniste de postuler au poste de membre d’observateur de l’Union africaine, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a exprimé sa profonde préoccupation et la ferme opposition de la République islamique d’Iran à une telle démarche.

Le porte-parole du département d’État a également appelé les États membres de l’Union africaine à démontrer leur détermination politique à adhérer à la cause palestinienne, ainsi que d’importantes organisations internationales telles que l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à s’opposer à toute action visant à accorder l’adhésion ou des postes au régime d’occupation d’al-Qods.

Khatibzadeh a ajouté : Yousef Al-Uthayman, secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) dans une lettre au ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif le 2 juillet, tout en exprimant sa gratitude pour l’attachement de la République islamique d’Iran aux principes de l’Organisation de la coopération islamique et le soutien de notre pays à l’action. Les pays islamiques conjoints sur les questions liées à la Oummah islamique, avec la Palestine et Saint Qods en tête, sont profondément préoccupés par les nouvelles reçues de certaines sources officielles selon lesquelles le régime sioniste a l’intention de demander un poste d’observateur au sein de l’Union africaine (UA). Il a ajouté que l’établissement d’un poste d’observateur par le régime sioniste au sein de l’Union africaine encouragerait le régime à poursuivre sa politique coloniale et raciste, et à mener des frappes militaires et d’autres crimes contre les Palestiniens.

Les coopérations s’élargissent entre les pays d’Afrique de l’Est et l’Iran.

La République islamique tend la main à tous les pays qui font face à l’hégémonie occidentale comme le fait actuellement l’Éthiopie et de plus en plus de pays africains.

Les médias mainstream ont toujours utilisé la voie du dénigrement pour parler des pays africains en général, et ils continuent avec la situation dans la région du Tigré dans le nord de l’Éthiopie.

Le média mensonge RFI, a pris soin de relayer un article dénigrant non seulement les autorités éthiopiennes, mais également l’armée nationale.

« La guerre du Tigré se poursuit avec un fossé, toujours béant, entre les rebelles du TPLF qui ont repris une grande partie de cette région du nord de l’Éthiopie et le gouvernement fédéral. Le TPLF a listé des exigences avant d’accepter un cessez-le-feu et des négociations avec Addis-Abeba. Le Premier ministre s’est exprimé, ce lundi 5 juillet, devant le Parlement. Ses propos montrent qu’on est encore loin d’un dialogue entre les deux camps.

Devant la Chambre des représentants, Abiy Ahmed a maintenu le cap, estimant que l’armée avait encore la capacité de se battre, que le retrait des troupes n’était pas une débandade, comme certains le disent, mais qu’il avait été réalisé en trois phases étalées en un mois. Donc, une manœuvre planifiée de longue date. Une position officielle maintenue coûte que coûte alors que vendredi, le TPLF a fait parader des centaines de soldats fédéraux prisonniers.

Malgré l’image “désastreuse” renvoyée par le défilé de ses soldats vaincus, le Premier ministre a présenté l’opération militaire comme un succès, notamment parce que “les armes prises au Commandement Nord ont été récupérées”, que “les effets des tentatives pour diviser la société ont été atténués” et enfin parce que les leaders de la “clique criminelle”, comme il l’appelle, ont été interpellés. » Tels sont les propos utilisés par RFI !

Par contre, aucune ligne de dénigrement concernant les rebelles terroristes du TPLF, alors même que récemment ils ont détruit le pont stratégique de Tekeze et malgré les nombreux actes de violence qu’ils ont montrés ces dernières années.

Les médias occidentaux ont montré, en diffusant largement la poignée d’éléments rebelles terroristes parader dans Mekele et exhiber une pseudo victoire entièrement basée sur une propagande relayée par les médias mainstream dans le seul but de taché un État souverain qui ne veut que se développer ainsi que développer la région.

Les médias occidentaux mettent constamment des paradoxes dans leurs informations concernant les États africains qui ne suivent pas les diktats imposés par l’Occident afin de brouiller les pistes et de désinformer le public, ce n’est d’ailleurs plus un secret. Et ce sont précisément ces mêmes États africains que le bloc de l’Est soutient. Concernant l’Iran et l’Afrique, lors des dernières élections en République islamique d’Iran, nous avons pu constater que les liens se développent de manière exponentielle. De nombreux chefs d’État africain ont envoyé un message de félicitation au nouveau président iranien Ebrahim Raissi.

Ce qui fait que l’Occident s’attend à voir les liens entre l’Afrique et l’Iran se renforcer et la présence iranienne ainsi que russe et chinoise ou encore indienne se fait voir de plus en plus sur le continent africain. Et en plus de ça, les États et les populations africaines montrent de plus en plus d’hostilité quant à la politique néocolonialiste de l’axe occidental. Le clan des Occidentaux s’active pour saper ces initiatives.

Et les coopérations gagnant-gagnant avec l’Iran et les autres pays du bloc de l’Est se multiplient et sont parfaitement bien accueillies par le continent africain.

L’Afrique a très bien compris que tout ce qui vient de l’Occident, sans aucune exception, comme les instances internationales, les ONG, l’ONU, etc. n’est absolument pas bénéfique pour le continent africain et même pour les pays qui ne sont pas du tout prêts à courber l’échine face à l’axe US-Otan-Israël.

Le grand bloc de la Résistance dans le monde se renforce et ne laisse qu’un seul choix à l’axe occidental, à savoir, abandonné l’hégémonie et l’unilatéralisme et surtout le néocolonialisme.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV