Les autorités israéliennes prévoient de s'emparer de 1 100 mètres carrés de terrain à la périphérie sud-est de la vieille ville occupée de Qods, dernier exemple en date d'expropriation de terres palestiniennes par le régime d'occupation de Tel-Aviv.
Le gouvernorat de Qods a déclaré dimanche soir, dans un communiqué, que la municipalité israélienne de Qods occupée avait notifié sa décision aux habitants du quartier d'al-Bustan, dans le district de Silwan.
Selon les médias locaux, l'objectif est de confisquer ces terres palestiniennes afin d'y aménager un jardin et un parking.
Le gouvernorat a averti que cette mesure « constitue une manipulation juridique visant clairement à empêcher les citoyens d'utiliser leurs terres ou de demander des permis de construire, notamment après une série de démolitions systématiques dans la zone ».
Il a aussi accusé les autorités israéliennes d’inventer un prétexte légal pour justifier leurs expropriations et leur politique de nettoyage ethnique dans la ville sainte.
Cette dernière mesure d’Israël est liée à une décision prise par la municipalité israélienne au début du mois, qui a informé les habitants de Qods d'un projet de confiscation d'environ 5,7 dounams (5 700 mètres carrés) de leurs terres dans le quartier d'al-Bustan sous le même prétexte.
Le gouvernorat a indiqué que la zone qualifiée de « vacante » est en réalité jonchée de débris de maisons palestiniennes démolies de force, et que leurs propriétaires n'ont pas le droit de les reconstruire ni d'utiliser le terrain. La municipalité a ainsi déformé la réalité concernant l'état des terrains afin de justifier leur expropriation.
Il a également récusé une déclaration de la municipalité selon laquelle la saisie des terres ne serait qu'une mesure temporaire d'une durée de cinq ans.
La situation actuelle des habitants de Qods témoigne clairement de la volonté du régime israélien d'y établir une présence coloniale permanente, entravant ainsi le développement urbain de la Palestine. Cette situation est encore plus aggravée par la démolition de 35 maisons et bâtiments dans le quartier depuis le 7 octobre 2023.
Plus de 700 000 Israéliens vivent dans plus de 230 colonies construites depuis l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de Qods-Est en 1967.
La communauté internationale considère ces colonies comme illégales au regard du droit international et des Conventions de Genève, car elles sont construites sur des territoires occupés.