Le commandement conjoint des opérations des forces armées iraniennes a averti les États-Unis et les pays de la région que toute nouvelle agression contre l’Iran entraînerait des représailles « douloureuses » contre les positions et les intérêts américains dans toute la région.
Dans un communiqué publié dimanche 20 septembre le quartier général central de Khatam al-Anbiya a déclaré que si les États-Unis commettaient la moindre erreur contre l’Iran, toutes leurs bases et tous leurs intérêts dans la région, sans aucune limitation ni considération, seraient la cible de frappes continues, efficaces et douloureuses [des forces armées iraniennes].
Le communiqué affirme que, selon les informations reçues, « l’Amérique criminelle », qui chercherait à dissimuler ses défaites et accumuler de prétendus acquis dans une guerre déclenchée sur la base de « mensonges et de mises en scène des sionistes », a une fois de plus décidé, avec le feu vert de certains pays de la région, de reprendre ses actions contre la République islamique d’Iran à travers une réunion conjointe tenue dans un pays européen.
Le quartier général de Khatam al-Anbiya a par ailleurs mis en garde les pays de la région contre toute coopération avec une éventuelle agression américaine contre l’Iran. Le communiqué a affirmé que ces pays seraient considérés comme complices de ces « méfaits » et qu’ils « ne pourraient plus s’attendre à aucune retenue de la part des forces armées iraniennes ».
Plus tôt, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, a averti que la République islamique d’Iran considérait une nouvelle agression américaine comme « tout à fait envisageable » sur la base de ses évaluations militaires, en soulignant que Téhéran était préparé à un « combat décisif ».
Les États-Unis et le régime israélien ont mené leur première guerre criminelle contre l’Iran, qui a duré douze jours, en juin 2025. Leur deuxième agression a commencé le 28 février 2026 et s’est arrêtée début avril après 40 jours.
Dans les deux guerres, la résistance de l’Iran et ses opérations de représailles couronnées de succès ont contraint les agresseurs à proposer unilatéralement un cessez-le-feu.
L’Iran a également maintenu un contrôle strict sur le détroit d’Ormuz depuis les premiers jours de la seconde guerre imposée.
En juillet, les États-Unis ont mené des vagues de raids aériens meurtriers contre l’Iran et imposé un blocus naval du pays en violation du mémorandum d’entente d’Islamabad avec la République islamique d’Iran, signé le 17 juin, pour mettre fin à la guerre.
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes dévastatrices sur des cibles américaines stratégiques à travers l’Asie de l’Ouest et ont déclaré le détroit d’Ormuz fermé à toute navigation.