Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé que sa force aérospatiale avait frappé des positions militaires américaines en Jordanie, apportant une réponse décisive à l’attaque terroriste américaine sur l’île de Larak.
Dans un communiqué publié lundi matin, le CGRI a déclaré avoir lancé une opération conjointe de missiles et de drones, baptisée « Punition de l’agresseur », visant les bases militaires de King Hussein et d’Al-Azraq, où sont stationnées des forces américaines.
Les frappes ont touché « les infrastructures techniques et de réparation, ainsi que les sites de déploiement de chasseurs ennemis », infligeant des dommages importants aux installations militaires de l’agresseur.
Le CGRI a déclaré que cette opération était une réponse nécessaire et légitime à l’attaque perpétrée dimanche soir contre l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz, qui a coûté la vie à plusieurs combattants iraniens et fait des blessés.
« L’agression et les crimes ne pourront pas apaiser le désespoir de l’ennemi qui cherche à affaiblir le contrôle de la République islamique d’Iran sur le détroit d’Ormuz, et chaque attaque entraînera des ripostes encore plus dévastatrices », affirme le communiqué.
Cette opération réaffirme la ligne rouge de l’Iran en matière de défense de son intégrité territoriale : toute agression contre son territoire, notamment dans les eaux stratégiques du golfe Persique et du détroit d’Ormuz, entraînera une riposte implacable et d’une ampleur supérieure à l’attaque subie.
Les responsables iraniens avertissent depuis longtemps que toute tentative de Washington de remettre en cause la souveraineté de la République islamique d’Iran sur cette voie maritime stratégique se heurtera à une réponse ferme et déterminée, exposant au grand jour les limites et l’impuissance stratégique de l’ennemi.
L’île de Larak se situe au cœur du détroit d’Ormuz, principal corridor énergétique mondial. Les autorités iraniennes ont réaffirmé que le contrôle de cette voie maritime est une question de sécurité nationale et qu’aucune puissance étrangère n'est autorisée à y imposer ses conditions.
Des sources ont qualifié les frappes de lundi de précises et soigneusement calibrées, ciblant directement les infrastructures essentielles aux opérations aériennes et au soutien des forces américaines depuis le territoire jordanien. En frappant les installations de maintenance et les bases abritant les chasseurs, le CGRI affirme avoir porté un coup sévère aux capacités de projection de force de l’ennemi et lourdement perturbé son dispositif militaire dans la région.
L’alliance israélo-américaine a lancé une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran le 28 février, à laquelle les forces armées iraniennes ont riposté par des vagues quotidiennes de frappes de missiles et de drones visant des intérêts américains et israéliens dans la région.
Téhéran et Washington ont ensuite signé le mémorandum d’Islamabad le 17 juin dans le but de mettre fin à l’agression. Cependant, les attaques américaines répétées contre le sud de l’Iran ont violé cet accord.
Depuis, l’Iran a suspendu tout contact avec les États-Unis, affirmant que le dialogue ne reprendra pas tant que ces derniers n’auront pas mis fin à leurs attaques militaires et à leur rhétorique hostile.
Conformément à son droit inhérent de légitime défense, inscrit à l’article 51 de la Charte des Nations unies, la République islamique d’Iran a riposté en ciblant les positions et les bases des États-Unis et du régime sioniste ayant participé à l’agression.