TV

L’avocat de Naqaa Hamed fait appel du jugement du tribunal qui a prolongé sa détention illégale

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Naqaa Hamed, journaliste de Press TV.

L’avocat Khaled Mahajneh, qui représente la journaliste de Press TV Naqaa Hamed, a fait appel devant le tribunal militaire d’Ofer après que celle-ci a comparu devant le tribunal militaire de Salem pour des allégations falsifiées liées à son travail journalistique.

Naqaa Hamed a comparu jeudi devant le tribunal militaire de Salem et a été inculpée de « campagne d’incitation présumée » en raison de sa couverture des événements survenus dans le village de Qusra, dans le gouvernorat de Naplouse en Cisjordanie occupée.

Khaled Mahajneh a réfuté les allégations et affirmé que Hamed exerçait son travail de journaliste professionnelle.

Le tribunal a décidé de prolonger sa détention de six jours. Les autorités du régime israélien avaient demandé une prolongation de douze jours.

Me Mahajneh a ensuite interjeté appel du jugement devant le tribunal militaire d’Ofer. Une nouvelle audience est prévue mardi prochain pour examiner cet appel.

Naqaa Hamed, 38 ans, a été enlevée par les forces d’occupation israéliennes le 14 septembre à un point de contrôle près de Tuqu' à Bethléem.

Elle a été séparée de son équipe de tournage et transférée dans un lieu tenu secret, où elle a été soumise à un interrogatoire brutal concernant son travail journalistique.

Citoyenne palestino-américaine et mère de trois enfants, Hamed possède plus de 15 ans d’expérience dans la couverture des crises politiques et humanitaires.

Depuis son arrivée à Press TV en 2024, elle a réalisé des reportages de terrain sur la colonisation illégale israélienne dans les territoires palestiniens occupés et la détermination des Palestiniens.

Son arrestation fait suite à des incidents antérieurs au cours desquels elle a été prise pour cible alors qu’elle travaillait comme journaliste. En décembre 2025 et août 2026, les forces d’occupation israéliennes l’ont délibérément blessée avec des balles en caoutchouc, des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes alors qu’elle était clairement identifiée comme journaliste dans le camp de réfugiés de Qalandia.

Le ciblage physique a été précédé d’une campagne de diffamation coordonnée sur les réseaux sociaux qui la présentait faussement comme une « agente de propagande ».

Malgré sa double nationalité, la famille de Mme Hamed n’a reçu aucune réponse de l’ambassade américaine à Qods occupée concernant sa détention.

Parallèlement, les médias et organes de propagande israéliens ont proféré des accusations d’« espionnage » non fondées à son encontre, cherchant à légitimer la répression dont elle fait l’objet de ses reportages sur le terrain.

Les organisations internationales de défense de la liberté de la presse continuent d’exiger sa libération immédiate et inconditionnelle, condamnant les tentatives d’obstruction à la circulation de l’information sur les événements en Cisjordanie occupée.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV