Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a lancé un appel pressant pour empêcher Israël de saboter le fragile cessez-le-feu en vigueur entre les États-Unis et l’Iran. Il a souligné que la Turquie s’emploierait activement à obtenir une prolongation de cette trêve et à favoriser la poursuite des pourparlers de paix au Pakistan.
S’exprimant devant le Parlement ce mercredi, M. Erdogan a averti que le cabinet du Premier ministre israélien, « connu pour sa réticence face au processus de cessez-le-feu, ne devrait en aucun cas être autorisé à le saboter ».
Le dirigeant turc a précisé que son gouvernement multipliait les « appels et initiatives diplomatiques » visant à apaiser les tensions et prolonger le cessez-le-feu, dont l’échéance est fixée au 22 avril.
Cette trêve de quinze jours, proclamée la semaine dernière, intervient quarante jours après le déclenchement d’une guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, et offre une fenêtre diplomatique d’une importance capitale, bien que précaire.
Des négociations de paix cruciales entre des responsables américains et iraniens se sont tenues le week-end dernier à Islamabad, la capitale pakistanaise. Malgré l’absence d’accord immédiat, les gouvernements de la région continuent d’exhorter les deux parties à reprendre le dialogue.
M. Erdogan a, quant à lui, vivement encouragé les deux camps à saisir « l’opportunité offerte par le cessez-le-feu » avant son expiration.
« Si la paix doit finalement régner dans notre région, ce sera malgré le régime sioniste », a déclaré Erdogan. « Si la stabilité est rétablie, ce sera encore une fois en dépit du gouvernement israélien. »
Le président turc a également fermement condamné les agressions perpétrées contre le Liban, soulignant que la persistance des frappes aériennes compromettait gravement les espoirs de paix.
Il a affirmé que la Turquie maintiendrait son « soutien indéfectible à la cause des enfants innocents tués dans leur sommeil au Liban », faisant référence aux bombardements israéliens qui ont causé la mort de plus de 2 000 personnes – dont de nombreuses femmes et enfants – depuis début mars, selon les chiffres du ministère libanais de la Santé.
Bien que le cessez-le-feu américano-iranien englobe explicitement le Liban, le régime israélien persiste dans son agression militaire contre ce pays, ignorant ouvertement les termes de la trêve.
Cette agression persistante est perçue par les observateurs régionaux comme une tentative délibérée de la part de Tel-Aviv de torpiller les efforts de paix.