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En esquivant la bataille en mer, Israël a montré la voie (Hezbollah)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Israël, incapale de prendre des mesures contre les navires iraniens transportant du carburant vers le Liban. (Illustration)

Le ministre israélien de l'Environnement a mis en garde contre les dangers environnementaux de l'accord entre le régime et les Émirats arabes unis pour le transfert de pétrole vers l'Europe.

Dans une interview accordée à Reuters, lors de sa visite à l'Expo de Dubaï, la ministre israélienne de l'Environnement, Tamar Zandberg, a averti contre l'accord sur le transfert de pétrole des Émirats arabes unis vers l'Europe à travers les territoires occupés, ce qui selon elle pourrait poser des risques environnementaux.

Elle a précisé à cet égard : « Dans quelques semaines, le gouvernement israélien prendra une décision à ce sujet. Mais nous prévenons que toute marée noire expose les célèbres récifs coralliens d'Eilat à un grand et irréparable danger. »

Le responsable sioniste a poursuivi : « Je pense que nous ne devrions pas augmenter les risques environnementaux dans le golfe d'Eilat. »

En octobre dernier, l'Europe-Asia Pipeline Company du régime sioniste a signé un accord avec les Émirats arabes unis pour transporter du pétrole et des produits pétroliers d’une station de la mer Rouge à la mer Méditerranée à travers les territoires occupés.

Les Émirats arabes unis doivent transporter du pétrole via un oléoduc des déserts du Néguev dans le sud des territoires occupés jusqu'à Ashkelon sur les rives sud de la mer Méditerranée, d'où le pétrole sera transporté par des pétroliers vers les marchés européens.

Le chef du Conseil exécutif du Hezbollah, Hashem Safieddine a déclaré que le Hezbollah n’a pas encore pris la décision de lancer la bataille visant à sortir les États-Unis de l’appareil d’État libanais et lorsque le jour viendra, les Libanais verront quelque chose de nouveau.

Les récentes déclarations de Seyyed Hashem Safieddine sur la nécessité de lancer une bataille pour expulser les États-Unis de l’appareil d’État libanais reflète la position précise de ce mouvement de la Résistance libanaise.

Suite à la promesse du secrétaire général du Hezbollah Seyyed Hassan Nasrallah d'importer du carburant d'Iran, prononcée le 16 septembre, l'arrivée de pétroliers iraniens au Liban a fait la une des médias arabes et des réseaux sociaux. Ce qui a bien démontré l'échec des sanctions américaines ainsi que le résultat de l'alliance et de l'autorité trilatérales entre Téhéran, le Hezbollah et Damas.

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L’acte qui a contraint les États-Unis d'ignorer même les sanctions, dites la loi César contre la Syrie ; une action qui, selon Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal Raï al-Youm, confirme la fragilité des sanctions et le succès de la politique de patience stratégique face aux pressions.

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée au sud du Liban, Sayyed Safieddine a assuré : « Les Américains exercent une grande pression sur le Liban en termes de sécurité, politique, finance et économie. Ils sont puissants au sein de l’État libanais et ils y ont beaucoup d’agents. »

Il a ajouté : « Nous sommes face à beaucoup de défis dont les défis régionaux. La Résistance fait partie de l’équation régionale. L’on ne peut protéger le Liban si on n’est pas puissants dans l’équation régionale. Toute autre estimation n’a aucune valeur. »

Évoquant la crise que traverse le Liban et la position du Hezbollah il a indiqué : « Nous avions défini certains objectifs, celui surtout de démoraliser l‘ennemi (israélien) et d’être présent à côté de notre peuple. »

Il affirme qu’il est nécessaire que « nous sortions vainqueurs et dignes de cette bataille de l’embargo qui nous est imposé et que nous franchissions l’étape pour passer à une autre ».

Il a dit : « Notre pays connaît actuellement des tragédies et des catastrophes à tous les niveaux politique, économique, social et de la vie, mais lorsque nous avons examiné ces calamités et ces catastrophes, nous ne sommes pas restés sur la touche… Nous avions dit dès le premier jour qu’il est impossible que nous puissions rester les bras croisés face à ces tragédies et catastrophes qui se produisent au fur et à mesure. Il nous fallait agir sur le terrain sachant que nous avions participé à tous les terrains de jeu. »

M. Safieddine a souligné : « Depuis le début de cette crise, nous ne nous sommes pas présentés comme des spécialistes pour résoudre les questions financières et économiques… Certains nous ont reproché de rester à l’écart de bon nombre de ces dossiers. Mais lorsque nous avons trouvé que la responsabilité nous incombait la solidarité avec le peuple, nous sommes passés à l’acte. Ce n’est pas une faveur de notre part. Nous avons dit dès le premier jour, lorsque s’intensifieront la méchanceté et l’hypocrisie américaines et occidentales soutenues par les Israéliens et certains pays du golfe Persique, nous aurons notre mot à dire. Ce que nous avons fait ne se limite pas aux navires de carburant en provenance de l’Iran au Liban. Le sujet est certes beaucoup plus important. Les Israéliens et les Américains l’ont bien compris dès le début. S’ils entendent poursuivre leurs politiques, nous aurons beaucoup de choses à faire. Raison pour laquelle ils ont arrêté ce qu’ils faisaient. »

Selon lui, « les  importations du carburant en provenance d’Iran, ce n’est pas seulement d’un transfert avec succès du combustible dont il s’agit ; « en effet, cette affaire était l’incarnation d’un aveu d’impuissance dans le sens propre du mot côté israélien ».

Il a également ajouté : « Les Israéliens ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire avec les navires que l’Iran envoie au Hezbollah, car ils ne veulent pas que le Hezbollah entame l’équation de la guerre des mers. Ce qui illustre un point de faiblesse israélien. Israël sait très bien que nos missiles peuvent atteindre les zones les plus éloignées au cœur des territoires palestiniens occupés. Et par conséquent, nous étions capables d’empêcher n’importe quel navire d’entrer à Akka, à Haïfa, à Tel-Aviv ou ailleurs, nous sommes entrés dans cette bataille pour envoyer un avertissement que nous avions franchi vers une nouvelle étape. »

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SOURCE: FRENCH PRESS TV