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Missile sur Quneïtra : nouveau face-à-face Israël/Khordad-3 ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La DCA syrienne s'active à Quneïtra au Golan, dans la nuit de mardi à mercredi 21 octobre 2020. ©SANA

Alors que les drones missiles made in Israël affichent un spectacle de défaillance absolue au Caucase du Sud, interceptés et détruits à un rythme quasi fou par la DCA made in Russie de l'Arménie, l'armée de l'air israélienne a tenté dans la nuit de mardi à mercredi de se refaire une santé, en vain.

Il est vrai que depuis le 21 juillet, date à laquelle elle avait lancé une vague de missiles Delilah contre le sud-est de Homs et le sud de Damas, dans l'espoir de pouvoir effacer de l'équation syrienne, l'émergence des éléments de la DCA made in Iran, l'armée de l'air israélienne n'avait plus osé refaire le coup.  

Même son raid de fin août-début septembre, cette armée de l'air que le général sioniste Brick juge « boiteuse », voire « perdante par avance », si jamais une confrontation militaire venait à être déclenchée avec la Résistance, elle l'avait préféré de lancer depuis le ciel d'al-Tanf, et ce, sous l'ombrelle protectrice des USA qui occupent cette base depuis 2016 pour rendre service à Israël. D'ailleurs ce raid de fin août a failli coûter à Israël l'un de ses F-16, si on en croit les sources russes comme Avia.pro

Seulement, à ce qu'il paraît, la base occupée d'al-Tanf pourrait d'ici peu, ne plus être en mesure d’accueillir les protecteurs US de l'armée de l'air sioniste. Comment ?

Outre une Résistance est-syrienne qui meurt d'envie d'en découdre avec les forces américaines déployées sur la base et ce, à coup de ses missiles souterrains, ou encore cette armée tribale anti-US née à Deir ez-Zor qui étend peu à peu son action de l'est vers le centre de Homs, il y a le deal, deal Trump/Assad qui selon le New York Times a toutes les chances de se solder par un désengagement de la base d'al-Tanf en échange de la mise en liberté des « prisonniers de guerre US d'Assad ». Leur nombre n'est pas de 2, 3, 10 ou de 100 mais de plus de 500, au nombre desquels figurent des officiers US, des agents de renseignement et autres éléments qui nourrissent depuis 2011 le noyaux de divers groupes terroristes opérant au Levant.

Certes Trump est un Sioniste pur et dure mais vu l'état lamentable des sondages d’opinion à l'approche de la présidentielle, ce serait un très grand butin que de voir les détenus américains d'Assad arriver sur le sol US.

Sauf que le prix devrait en être l'abandon d'al-Tanf voire les bases occupées à Deir ez-Zor et selon des informations, en futé politicien qu'il est, Assad pourrait même placer la barre encore plus haut et pourquoi pas demander des arrangements au Golan à ne pas plaire à l'entité sioniste !

Tout ceci a mené l'entité sioniste à revenir à la case départ et à tirer le mardi 20 octobre à minuit, un seul missile contre Quneïtra, sans oser aller plus loin, histoire sans doute de tester la prestesse et l'agilité de la DCA syro-sud libanaise dont les éléments continuent à être fournis par l'Iran. Or le coup a tourné court.

L'agence de presse syrienne SANA affirme qu'un seul missile avait été tiré et qu'il a tenté de viser une école vide à al-Hurriya au nord de Quneïtra. L'agence syrienne ne dit évidemment pas si l'interception puis la destruction du missile de croisière sioniste a été l'oeuvre du S-200 ou de Khordad-3 de l'armée syrienne. Mais cela revient au même : Israël est désormais totalement ligoté dans le ciel du Golan occupé.

C'est sans doute pour en amortir le choc que « l'armée de l'air la plus puissante du Moyen-Orient » s'est tournée vers Gaza, procédant presque au même moment à des frappes au missile contre l'est de Deir al-Balah. Le porte parole de l’armée israélienne Avichai Adrae prétend que le raid aurait détruit un « site souterrain » de la Résistance tout en étant une réponse à un tir de roquette depuis Gaza, mais même les colonies sionistes ne le croient pas.

Pour la petite histoire, le Dôme de fer aurait lancé quatre missiles d'interception d'une valeur chacun de 35 000 à 50 000 dollars, pour intercepter la supposée roquette palestinienne, qui, elle, ne coûte qu'entre 5 000 à 6 000 dollars ! Avec tous les arts du monde, le Sioniste Gantz ne saurait prouver le contraire : la campagne de guerre dans la guerre sioniste en Syrie a lamentablement échoué. Quant à Gaza, Israël qui se tient comme dans le front nord sur un seul piedSale temps pour les Sionistes sur qui l'étau se resserre de jour en jour. Et dire que les Émirats et Bahreïn viennent de se placer sous la protection d'Israël... 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV