Créé en 2009 à l'instigation des USA, Boko Haram, la version africaine de Daech, avait pour mission de mettre au pas le géant pétrolier africain et de le dépecer. Boko Haram a visé aussi l'armée et il s'est infiltré dans ses rangs. Il s'en est aussi pris aux minorités chiite et chrétienne et cela sans pitié. Le Nigeria veut à présent mettre un terme à cette folie via le dialogue. Réussira-t-il son pari ?
Le gouvernement nigérian a entamé le dimanche 25 mars des négociations avec le groupe terroriste Boko Haram sur un éventuel cessez-le-feu permanent et la fin du massacre d'un peuple.
Dans une attaque lancée le 1e mars dernier contre une base militaire de l’État de Borno au Nigeria, au moins 11 personnes, dont 3 employés d’ONG humanitaires, ont été tuées.
L’ONU a indiqué que trois employés humanitaires, tous des Nigérians, ont été tués dans l’attaque de Rann et qu’une infirmière est portée disparue.
Formé en 2002, Boko Haram sème également la terreur au Niger, au Tchad et au Nord du Cameroun.
Déjà affilié à al-Qaïda, il prête allégeance en 2015 au chef du groupe terroriste Daech, Abou Bakr al-Baghdadi.