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Venezuela  : appel du secrétaire général de l’ONU au respect de l’indépendance politique des États

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation au Venezuela s’est tenue ce lundi 5 janvier 2026. ©un.org

À la demande du Venezuela, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni, ce lundi 5 janvier, pour débattre de dernières évolutions dans ce pays à la suite de l’intervention américaine survenue deux jours plus tôt sur Caracas, où les États-Unis ont kidnappé Nicolas Maduro et son épouse.

Lors de cette réunion d’urgence, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé au respect de l’indépendance politique des États.

« Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes, notamment le respect des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des États », a-t-il déclaré dans un discours lu par la sous-secrétaire générale Rosemary DiCarlo.

M. Guterres a fait part de sa préoccupation concernant l’intensification de l’instabilité du Venezuela, l’impact potentiel sur la région et le précédent que cela peut représenter pour la façon dont les relations entre États sont conduites, déplorant le fait que des règles du droit international n’aient pas été respectées lors de l’offensive militaire américaine contre Caracas.

« La situation est critique, mais il est encore possible d’éviter une conflagration plus large et destructrice », a-t-il encore insisté, appelant tous les acteurs vénézuéliens à s’engager dans un dialogue démocratique inclusif lors duquel tous les secteurs de la société pourront déterminer leur avenir.

Au cours de cette réunion d’urgence, le représentant permanent du Venezuela auprès de l’ONU, Samuel Moncada, a exigé que le Conseil de sécurité condamne sans équivoque le recours à la force contre son pays.

Dénonçant les violations du droit international, M. Moncada a souligné que les États-Unis ont commis un acte d’agression et violé les conventions de Genève par leurs attaques aveugles contre la population civile et des biens civils, ainsi que les droits de l’homme.

De son côté, le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies, Vassily Nebenzia, a appelé les responsables américains à « libérer immédiatement le président légalement élu ainsi que son épouse », avant d’exprimer son espoir que cette attaque internationale fera l’objet d’une évaluation impartiale. 

« Nous espérons que nous pourrons renoncer au “deux poids deux mesures” », a-t-il dit en invitant à ne pas tenter de justifier cet acte d’agression dans « la crainte d’enrager le gendarme mondial américain ».

Pour sa part, le représentant de la Chine, Sun Lei, a indiqué que les États-Unis ont déjà contourné le Conseil de sécurité dans le passé, citant notamment l’agression de l’Irak, les attaques contre les installations nucléaires de l’Iran ainsi que l’occupation militaire de nombreux pays d’Amérique latine et des Caraïbes. 

« Aucun pays ne peut s’octroyer le rôle de gendarme du monde », a-t-il ajouté.

À noter que cette réunion s’est tenue alors que les forces américaines ont enlevé le président du Venezuela Nicolas Maduro et son épouse à Caracas avant de les transférer à New York dans le cadre d’une intervention militaire lancée par le président américain Donald Trump, impliquant des bombardements aériens et maritimes massifs et des opérations commandos.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV