Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rejeté lundi 9 septembre un rapport du Wall Street Journal prétendant que l’Iran aurait envoyé des missiles balistiques à courte portée à la Russie pour être utilisés dans la guerre en cours en Ukraine.
« Nous avons vu ce rapport, mais de telles informations ne sont pas toujours vraies », a-t-il déclaré aux journalistes avant de souligner : « L’Iran est notre partenaire important, nous développons nos relations commerciales et économiques, nous développons notre coopération et notre dialogue dans tous les domaines possibles, y compris les plus sensibles ».
Un article paru le 6 septembre dernier dans le Wall Street Journal citait des responsables américains et européens non identifiés avançant que l’Iran avait envoyé des missiles de courte portée à la Russie.
L’Union européenne a également réitéré ce lundi la même accusation, alléguant que des informations « crédibles » fournies par des alliés suggéraient que l’Iran avait fourni des missiles balistiques à courte portée à la Russie pour aider Moscou à mener la guerre en Ukraine, avant de faire part de sa « réponse rapide ».
Dans ce droit fil, le commandant adjoint du quartier général central iranien de Khatam al-Anbiya, Fazlollah Nozari, a catégoriquement rejeté dimanche les allégations selon lesquelles Téhéran fournissait des missiles à la Russie pour qu’elle les utilise dans la guerre en Ukraine.
« Aucun missile n’a été envoyé [par l’Iran] à la Russie et de telles allégations s’inscrivent dans un contexte de guerre psychologique », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a réaffirmé lundi la position claire de Téhéran sur les développements en Ukraine, en déclarant : « Il est regrettable que certaines parties, qui recherchent le conflit et la guerre, portent des accusations contre l’Iran. »
Bien que l’Iran maintienne sa politique d’impartialité à l’égard du conflit, les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont prétendu que l’Iran fournissait des missiles balistiques à la Russie en vue d’une utilisation directe dans la guerre en Ukraine.