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Bagdad reprend les négociations avec Washington sur le retrait des troupes étrangères d'Irak​

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'Irak reprend les pourparlers avec la partie américaine sur le retrait progressif des forces armées américaines d'Irak. ©Reuters/Illustration

L'Irak affirme avoir repris les négociations avec les États-Unis sur la fin de la mission de la soi-disant coalition militaire anti-Daech dans son territoire. 

« La commission militaire suprême irakienne a repris dimanche ses négociations avec les forces de la coalition internationale à Bagdad », a annoncé le porte-parole militaire du Premier ministre irakien, le général Yahya Rasoul.

Les États-Unis ont envahi l’Irak en 2003 sur la base de fausses affirmations selon lesquelles Bagdad possédait des armes de destruction massive, imposant de lourds dégâts d'ordre humain et matériel au pays arabe. 

En 2014, les États-Unis et leurs alliés ont relancé en Irak une campagne militaire pour « lutter contre les terroristes de Daech ». Le groupe était apparu plus tôt en Irak et en Syrie voisine, à une époque où Washington n’avait aucune raison pour poursuivre son intervention militaire à grande échelle dans la région de l’Asie de l’Ouest.

L'armée américaine a tout d’abord prétendu qu'elle mettrait fin à sa mission militaire en Irak en 2021. Ensuite, elle a changé de cap et annoncé qu'elle maintiendrait quelque 2 500 soldats dans le pays arabe en tant que conseillers, bien que Bagdad et ses alliés aient vaincu de manière décisive le groupe terroriste Daech fin 2017.

Le général Yahya Rasoul a déclaré que la reprise des pourparlers visait à établir un « calendrier » précis pour un « retrait progressif » des forces de la coalition pro-américaine d'Irak.

« Tant que rien ne vient perturber la sérénité de ces pourparlers, les réunions auront lieu de manière régulière afin de mener à bien les travaux de la commission dans les plus brefs délais », a-t-il expliqué.

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Le premier round des négociations, effectué le 27 janvier, a été suspendu après une frappe de drone qui a entraîné la mort de trois soldats américains dans une base à la frontière entre la Syrie et la Jordanie. Par la suite, Washington a ordonné une série d’attaques en Irak et en Syrie, pour « venger » la mort de ses soldats.

L’ex-Premier ministre irakien, Adel Abdel-Mahdi, a exhorté Bagdad à agir de manière plus décisive pour mettre fin à la soi-disant mission des États-Unis. S'adressant à la chaîne de télévision iranienne arabophone Al-Alam, il a déclaré : « Le gouvernement irakien devrait adopter une position claire et simple et annoncer aux Etats-Unis la fin de la mission de leurs troupes militaires à une date déterminée. »

« Les troupes de l'armée américaine ont été déployées en Irak conformément à une décision prise par le gouvernement de l’époque ; elles doivent maintenant quitter le territoire conformément à l'annonce du gouvernement irakien », a-t-il souligné. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV