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E-Press du 24 novembre 2022

Capture d'écran sur Youtube : Caroline Galactéros, géopolitologue, docteure en sciences politiques, et présidente de Geopragma en discussion avec l'animatrice de la chaîne officielle TVLiberté

Au sommaire :

1- Mayotte au bord de la guerre civile

Mayotte, département français coincé entre le Mozambique et Madagascar, dans l'Océan Indien, est le théâtre depuis une dizaine de jours de violences particulièrement barbares entre jeunes de quartiers rivaux.

« On est au bord de la guerre civile », alerte Estelle Youssouffa, la députée du département. Des renforts policiers sont attendus ce mardi.

« Des maisons ont été incendiées, des personnes ont été agressées et certaines amputées à la machette. On découpe des gens qu'on dépose en morceaux sur les routes pour effrayer la population », raconte l'élue, qui lance un « cri de détresse ».

Elle demande à l'Etat de « réinvestir » l'archipel, en proie à des violences qui sont « liées » selon elle aux problèmes d'immigration clandestine.

« La passivité du gouvernement, c'est de la non-assistance à population française en danger », a-t-elle ainsi lancé sur France Info le 21 novembre, assurant que l'île était « au bord de la guerre civile ». 

« On est en train de tuer Mayotte dans l'indifférence générale. On a l'impression d'être abandonnés par les autorités parce que ça fait des années que Mayotte appelle à l'aide. Est-ce qu'on est des Français comme les autres ? Des familles entières quittent l'île, les investisseurs, les fonctionnaires. On est en train de tuer Mayotte dans l'indifférence générale », a poursuivi la députée qui s'est fait connaître en 2018, lors de mouvements sociaux précisément dus à l'insécurité.

Selon l'élue, le problème des violences est intrinsèquement lié à l'immigration clandestine sur l'archipel où « plus de 50% de la population est étrangère et en grande majorité en situation irrégulière ».

Expliquant que sur le plateau de BFM TV que le dernier pic de violences avait pour origine l'assassinat d'un jeune homme qu'un gang voulait venger, Estelle Youssouffa a toutefois tenu à souligner qu'il ne fallait pas réduire le problème à cette affaire. « Ça fait des mois, voire des années, qu'on voit la crise de la violence s’exacerber », a-t-elle insisté.

Alors que la député demande des renforts de policiers, de gendarmes ou encore du GIGN, une dizaine de policiers du Raid sont arrivés le 22 novembre sur l'île, « principalement pour procéder aux arrestations des chefs de gangs », selon l'élue.

Source : RT France

2- Parlement européen : la Russie, État promoteur du terrorisme ?

Dans une résolution adoptée à une large majorité, le Parlement européen réclame la mise en place d'un cadre juridique européen visant à prendre des mesures hostiles contre la Russie, accusée d'être un « Etat promoteur du terrorisme ».

Ce 23 novembre, le Parlement européen a adopté avec 494 voix pour (58 voix contre et 44 abstentions) une résolution qui qualifie la Russie d’« Etat promoteur du terrorisme» et appelle les 27 pays de l'Union européenne à en faire de même.

Le texte « invite l’Union européenne et ses Etats membres à mettre en place un cadre juridique européen permettant de déclarer des Etats "soutiens du terrorisme", dispositif qui exposerait les pays concernés à une batterie de lourdes mesures restrictives et qui aurait pour effet de limiter de manière importante les relations de l’Union avec lesdits pays » et demande plus particulièrement « au Conseil d’envisager, une fois cela fait, d’inscrire la Fédération de Russie sur ladite liste de l’Union des États qui soutiennent le terrorisme ».

« Le Parlement européen a adopté une résolution déclarant la Russie Etat terroriste. Le régime de Poutine est un promoteur d'Etat du terrorisme, [est] complice de crimes de guerre et doit faire face aux conséquences internationales », a résumé l'eurodéputé belge Guy Verhofstadt, qui a soutenu la résolution.

« L’Union européenne contribue à l'escalade du conflit plutôt qu'à proposer la paix », a dénoncé dans une vidéo le député européen Thierry Mariani. 

« En votant cette semaine une résolution pour désigner la Russie comme un Etat parrain du terrorisme, le Parlement européen ne poursuit qu’un objectif de communication. Les initiateurs de cette résolution oublient que l'intérêt de cela c’est la fin de la guerre en Ukraine », a-t-il en outre déploré.

Fin février, la Russie a lancé ce qu'elle présente comme une « opération militaire spéciale » en Ukraine, et que Kiev dénonce comme une invasion.

Moscou affirme que les objectifs de cette offensive sont de « démilitariser » et de « dénazifier » l'Ukraine.

Il s'agit en outre, toujours d'après la Russie, de venir en aide aux populations du Donbass, ciblées par des bombardements des forces ukrainiennes depuis que les Républiques de Donetsk et de Lougansk ont fait sécession en 2014. Ces deux territoires refusaient de reconnaître l'autorité du nouveau pouvoir ukrainien, issu d'un coup d'Etat. Les autorités russes affirment, depuis le début de l'offensive, qu'elles ne ciblent que les infrastructures militaires et non civiles. Mais Kiev et Moscou s'accusent réciproquement d'être responsables de crimes de guerre.

Source : RT France

3- Europe : le diesel russe se raréfie

Les hommes d’affaires européens se précipitent pour remplir leurs réservoirs avec du carburant diesel russe avant le début d’une interdiction de l’Union européenne (UE) en février, car les sources alternatives restent limitées.

L’Union européenne interdira les importations de produits pétroliers russes, dont elle dépend fortement pour son diesel, d’ici le 5 février. Cela suivra une interdiction du brut russe prenant effet en décembre.

« Les chargements de diesel russes destinés à la région de stockage Amsterdam-Rotterdam-Anvers (ARA) sont passés à 215 000 bpj du 1er novembre au 12 novembre, en hausse de 126% par rapport à octobre », a déclaré Pamela Munger, analyste de haut rang de la société d’analyse énergétique Vortexa.

Avec peu d’alternatives rentables immédiates, le diesel en provenance de Russie a représenté 44% des importations totales de carburant routier en Europe jusqu’au mois de novembre, selon les données de Refinitiv.

Bien que la dépendance de l’Europe vis-à-vis du carburant russe ait chuté de plus de 50% avant l’opération militaire russe en Ukraine en février, la Russie reste le plus grand fournisseur de diesel du continent.

« L’UE devra sécuriser environ 500-600 kb/j de diesel pour remplacer les volumes russes, les remplacements viendront des États-Unis ainsi que de l’est de Suez, principalement du Moyen-Orient et de l’Inde », a déclaré Eugene Lindell, analyste du marché des raffineries et des produits chez FGE société de conseil en énergie en Grande-Bretagne.

Une partie de l’afflux survient alors que ICE Futures Europe interdit les importations du diesel à faible teneur en soufre d’origine russe avant les sanctions de l’UE.

À partir du 30 novembre, les commerçants doivent prouver à ICE qu’aucun produit russe n’est entré dans des réservoirs dans la région élargie de l’ARA – y compris Flushing et Gand – qui seront utilisés pour la livraison en janvier via le contrat à terme ICE.

Certains acteurs du marché s’attendent à peu d’impact de la décision de l’ICE étant donné les faibles niveaux de stockage dans l’ARA pour le gazole russe et non russe ainsi que la baisse des volumes livrés.

Source : Press TV

4- Ukraine : la fin du vieil ordre mondial

« Le territoire ukrainien a été transformé en terrain d'essai pour des expériences militaires biologiques, et maintenant ils accumulent des armes, y compris des armes lourdes, ignorant les déclarations du régime de Kiev sur le désir d'obtenir des armes nucléaires bien que cela ait été dit publiquement par les autorités de Kiev », a affirmé Vladimir Poutine cité par l’agence Andalou.

Intervenant par vidéoconférence lors d'une réunion avec les directeurs des agences de sécurité et services spéciaux des États membres de la Communauté des États indépendants (CEI), Vladimir Poutine a déclaré que l'Ukraine était devenue « un instrument de la politique étrangère américaine », Washington tentant par tous les moyens de préserver sa domination sur le monde.

Le monde devient multipolaire, mais « certains participants » tentent de préserver leur hégémonie à tout prix, en recourant à un large éventail de moyens, allant de la rupture des mécanismes légaux de stabilité stratégique à l'introduction de sanctions unilatérales illégales contre les opposants, et jusqu'au « sabotage direct », a-t-il déploré.

« Je fais ici référence aux explosions orchestrées contre les gazoducs internationaux du Nord Stream », a précisé le président Poutine.

Et d'ajouter : « Nous parlons de la destruction de l'infrastructure énergétique paneuropéenne. Et cela est commis en dépit du fait que de telles - si je puis dire - méthodes causent d'énormes dommages à l'économie européenne, aggravent considérablement les conditions de vie de millions de personnes. Et, en fin de compte, on ne dit pas qui en est l'auteur, ni à qui cela profite. »

Poutine a également affirmé que « certains pays » exercent depuis longtemps des pressions, des intimidations et du chantage à l’encontre de la Communauté des États indépendants (CEI), et que ces mêmes États ne cessent d'organiser des révolutions colorées et de jouer sur les tensions interethniques pour alimenter des conflits armés, menaçant directement tous les États membres de la CEI.

« Ce qu'ils cherchent à réaliser - ceux qui s'y prêtent- nous le voyons avec l'exemple de l'Ukraine, qui est devenue un instrument de la politique étrangère américaine », a-t-il fustigé.

Effectivement, depuis que les troupes sont entrées en Ukraine, il y a 9 mois, les occasions d’ouvrir des discussions de paix ont été nombreuses. Chacune a été savamment sabordée par une déclaration occidentale ou une manipulation de guerre.

Alors que l’hiver est arrivé en Ukraine et que le froid s’abat sur une population en partie privée d’électricité, tous les efforts devraient être tournés vers une résolution de paix.

Pourtant, une large part du système politico-médiatique s’étouffe d’allégations outrancières et d’une propagande de guerre éhontée, quitte à entrainer dans une voie à l’issue unique : l’escalade vers une troisième guerre mondiale. 

L’affaire du missile tombé sur la Pologne mardi dernier, premier jour de G20, n’en est que la dernière manifestation. En effet, à peine quelques heures après des discussions opaques entre les responsables des renseignements russe et américain à Ankara en Turquie, un missile est tombé sur le territoire polonais, faisant deux morts.

Avant même d’avoir une quelconque information, les chiens de garde du Système ont hurlé à l’attaque de Moscou et du tyran Poutine pour appeler les pays de l’OTAN à réagir pour défendre le pays contre la Russie… La fin du délire a été sonnée, une fois n’est pas coutume, par les États-Unis, qui ont estimé que le missile en question venait de la défense ukrainienne… Une erreur pour certains, la fabrication d’un prétexte à l’escalade pour d’autres.

De son côté, Volodymyr Zelensky, posé là par un Complexe qui le dépasse, est écrasé entre deux obligations : son allégeance aux États-Unis d’une part, et conserver ses soutiens ukrainiens proches et « jusqu’au-boutistes » d’autre part. Une partition délicate que le président va avoir de plus en plus de difficulté à jouer.

Dans tout cela, l’Union européenne fait chaque jour une démonstration de son déni de réalité. Si l’idée d’une défense européenne semble surréaliste, les divergences d’intérêts des pays de l’Union sautent de plus en plus aux yeux. L’Allemagne, frappée de plein fouet par les sanctions contre la Russie mais aussi et surtout par l’étrange sabotage des gazoducs Nord Stream I et II, prend à présent ses distances avec les décisions déconnectées du réel de Bruxelles. La France, dans tout cela, est diluée avec un Emmanuel Macron plus européen que Ursula von der Leyen, qui provoque ses propres humiliations comme avec Xi Jinping cette semaine.

Caroline Galactéros, géopolitologue, docteur en science politique, et présidente de Geopragma, a livré sur le plateau de TV Libertés son analyse sur l’explosion de l’ordre mondial où se déroule une bataille entre vieux monde multipolaire basé sur l’hégémonie américaine et multipolarité avec l’expansion des BRICS. Une bataille commencée de longue date mais dont le dénouement pourrait se jouer avec le théâtre ukrainien.

Source : Elena Teslova pour AA

5- Le F-35 n'aime pas le temps orageux

Malgré une mise à jour, le Pentagone maintient les restrictions de vol du F-35A par temps orageux.

Le 28 août 2020, des chasseurs-bombardiers F-35 de la force aérienne néerlandaise devaient se joindre à l’exercice « Allied Sky » qui, mené dans le cadre de l’Otan, visait à démontrer la solidarité entre alliés, via l’escorte de six bombardiers stratégiques B-52H Stratofortress américains au-dessus du territoire de l’Alliance.

Mais justement pourquoi l'avion de combat F-35 ne peut-il pas voler par temps d'orage ? Sur le Forum Quora (IT), Sébastien Schira, ingénieur, a réagi à cette question.

Il écrit : « Au dernière nouvelle, un défaut sur un tube qui permet de remplacer l’oxygène présent dans les réservoir par un gaz inerte, présente des défauts. Si un réservoir est touché par la foudre, il risque de s'enflammer. Ses réservoirs étant potentiellement vulnérables à la foudre, ce qui fait que le F-35A doit se tenir à l'écart des orages. »

Avec Opex360

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SOURCE: FRENCH PRESS TV