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Shamkhani : "Le programme balistique iranien ne sera jamais négociable"

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
47e anniversaire de la Révolution islamique à Téhéran, le 11 février 2026.

Les capacités balistiques de l’Iran constituent une « ligne rouge » qui ne sera jamais mise sur la table des négociations, a déclaré le contre-amiral Ali Shamkhani.

Le secrétaire du Conseil de défense iranien, organe subordonné du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN), a tenu ces propos en marge des rassemblements commémorant le jour anniversaire de la Révolution islamique.

Cette déclaration intervient alors que Washington continue de faire pression pour que les négociations nucléaires en cours incluent le programme balistique iranien. Les propos de Shamkhani constituent une réponse directe aux appels renouvelés de l’administration du président Donald Trump en faveur de restrictions sur les missiles.

Si l’Iran s’est dit prêt à discuter de ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions, il a systématiquement dissocié son programme de missiles défensifs de ces négociations.

Le contre-amiral Shamkhani a déclaré que l’« habitude » de Washington de combiner menaces et diplomatie était une tactique éculée utilisée pour donner de la « crédibilité » à sa position de négociation, mais Téhéran reste insensible à cette posture.

« Attaque limitée » signifie guerre à grande échelle

Le contre-amiral Shamkhani a déclaré que toute provocation militaire, quelle que soit son ampleur, se verrait répondre par une riposte totale.

Il a mis en garde les États-Unis contre une « frappe limitée » contre les intérêts iraniens, affirmant que les forces armées iraniennes avaient clairement indiqué, par des déclarations officielles et des démonstrations de force sur le terrain, que toute agression serait considérée comme le début d’une guerre totale.

« Un conflit militaire dans une région présentant un tel niveau de sensibilité et une telle densité d’intérêts ne peut se limiter à une zone géographique spécifique ou à deux parties seulement », a averti Shamkhani.

Selon lui, en raison des infrastructures énergétiques vitales de la région, tout conflit aurait des « conséquences mondiales » affectant des vies bien au-delà de l’Asie de l’Ouest.

Shamkhani a déclaré que la seule voie logique à suivre pour l’Occident est de s’engager dans un « dialogue sérieux » et d’abandonner les « comportements théâtraux et de propagande » qui ne visent qu’à déstabiliser davantage la région.

Ces remarques interviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en visite à Washington.

Netanyahu devrait rencontrer Trump pour plaider en faveur d’une position américaine plus ferme, exigeant notamment que tout accord futur comprenne des limitations strictes concernant l’arsenal balistique de Téhéran.

À la veille de la réunion à la Maison Blanche, Donald Trump a indiqué qu’il envisageait d’envoyer une deuxième flottille dans la région pour accroître la pression sur l’Iran.

Le 8 février, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé que le programme de missiles iranien n’a « jamais été, et ne sera jamais » partie de l’ordre du jour des négociations nucléaires.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV