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Des capitaux commencent à fuir la province d'Asir en Arabie saoudite

Les missiles yéménites s'abattent sur Najran/France24

La plus grande des trois provinces du sud de l'Arabie saoudite est désormais quasi quotidiennement le théâtre des attaques au missile et au drone de la Résistance yéménite qui a juré de ne plus subir des raids mortels de la coalition d'agression sans les riposter. Le général de brigade Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites a déclaré dans la nuit du lundi au mardi 2 juillet, qu’un drone de type Qassef-K2 avait frappé le hangar des avions de combat saoudiens dans l’aéroport international d’Abha, à Asir. Au moins cinq militaires ont été blessées et des avions de chasse touchés. L'info a été confirmée par Riyad qui avoue aussi que le trafic aérien a été perturbé suite à cette attaque au missile à Asir, ce site balnéaire qui attire de grosses fortunes saoudiennes. 

L'aéroport d'Abha en Arabie saoudite après l'attaque au missile des forces yéménites, le 2 juillet 2019. ©Fars News

Selon le général de brigade Saree, « l’Arabie saoudite fait maintient un black-out médiatique sur les conséquences de cette frappe sur le trafic aérien alors que la province connait une baisse significative des touristes et que les capitaux commencent déjà à la quitter ».

Presque aussitôt après l'attaque au drone, Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition d’agression saoudienne l'a reconnu  en annonçant le bilan de cinq blessées. Au sein de l'état-major de l'armée saoudienne, la confusion est entière : "A ce rythme, l'aéroport d'Abha sera non opérationnel d'ici quelque temps, reconnait une source anonyme. " Le pire est que les combattants houthis sont parvenus, grâce à leurs drones, à avancer assez rapidement sur le terrain, à conquérir le point de passage frontalier, "Alab" et à se diriger droit vers Khamis al-Mashit, ce qui rend de plus en plus efficace leurs frappes au drone", ajoute la source. " Certes, on évoque de temps à autre l'interception des drones Qsef K2 par les batteries de missiles antimissile saoudiennes, mais là aussi, il existe des réserves à émettre. Les Patriot saoudiens sont parfois tirés pour abattre des drones Quadroporter  yéménites. Ce sont des engins de 200 dollars alors que le coût d'un missile Patriot est estimé à 3 millions de dollars. Économiquement parlant, le ratio n'est pas bon"

Et la source d'ajouter :" Après la frappe au drone le 12 mai contre l'oléoduc saoudien à Yanbu, les frappes au drone des Houthis sont quotidiennes et le tir de missiles Patriot saoudien, aussi . On a l'impression que les Yéménites agissent pour épuiser les stock des Patriot saoudiens qui souvent leur coup"

Par ailleurs, les combattants d’Ansarallah et les forces de l’armée yéménite ont tiré simultanément quatre missiles balistiques de type Zelzal-1 sur les positions des mercenaires à la solde de la coalition d’agression saoudienne à Asir, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite.

Selon les sources yéménites, ces quatre missiles, tirés lundi soir, ont touché leurs cibles à al-Raboua. Nombre de mercenaires ont été tués ou blessés.

Durant le mois dernier, les aéroports à Najran, Jizan et Asir ont été régulièrement ciblés par des missiles et des drones yéménites. " A vrai dire, aussi bien dans le secteur aérospatial qu'au sol, les Houthis défient la technologie américaine : le nombre de chars Abrams, de blindés made in US que ces derniers chassent chaque semaine sont impressionnant et les batteries de missiles antimissiles US sont incapables de contrer leurs attaques balistiques ou au drone. La guerre au Yémen est entrée dans une phase particulièrement dangereuse pour la coalition", ajoute la source. 

Un  récent reportage diffusé sur France24 lève un coin du voile sur les ratés du système Patriot saoudien : 

"Le système de défense anti-aérien saoudien a connu un raté. Ces images montrent un missile Patriot lancé derrière un missile balistique houthi, près de l’aéroport de Riyad. Le missile se détourne subitement de sa cible et s’abat au sol dans un grand fracas d’explosion, sous le regard des riverains médusés (ci-dessous).  

Encore plus effrayant, ce débris de missile lancé par les rebelles yéménites s’est abattu en plein milieu de la route, sur l’avenue du Roi Fahed, l’une des artères les plus fréquentées de la capitale saoudienne.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV