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Hausse du coût de la vie et contestation sociale : les tensions s’intensifient en Italie et ailleurs en Europe

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi 17 octobre à Milan, en Italie, pour protester contre la hausse du coût de la vie. © AP

De vastes manifestations antigouvernementales ont éclaté ce week-end dans les grandes villes italiennes de Rome, Milan, Turin et Bologne, où des affrontements ont opposé la police aux manifestants.

Ces derniers ont dénoncé la hausse du coût de la vie, les bas salaires et la dégradation des services publics, dans un contexte de mobilisations similaires signalées dans d’autres villes européennes.

Rome, la Confédération générale italienne du travail (CGIL), un syndicat qui compte 4,5 millions de membres, a organisé un vaste rassemblement. Son secrétaire général, Maurizio Landini, a annoncé que les travailleurs syndiqués organiseraient une grève de grande ampleur le 20 novembre.

Ces mobilisations constituent une contestation directe des politiques proposées par la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.

Parallèlement, la mobilisation a donné lieu à des affrontements dans plusieurs villes. À Bologne, des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des manifestants, principalement des jeunes, dont certains avaient le visage dissimulé afin d’éviter d’être identifiés.

Alors que les policiers antiémeutes, lourdement équipés et portant des masques à gaz, intervenaient face aux rassemblements, les manifestants ont riposté en lançant des pierres et des bouteilles. Les forces de l’ordre ont, de leur côté, fait usage de gaz lacrymogènes et de longues matraques.

À Turin, les manifestants ont également dénoncé la hausse du coût de la vie et la flambée des prix des carburants, tout en scandant des slogans hostiles à Avenir national, un parti d’extrême droite dirigé par Roberto Vannacci, général à la retraite de l’armée italienne.

C’est toutefois à Milan, située dans le nord du pays et au cœur de la plus grande zone industrielle d’Italie, que les scènes les plus violentes de la journée de samedi ont été signalées, lors d’une mobilisation contre la cherté de la vie.

Des affrontements ont éclaté sur la Piazza del Duomo, en plein centre-ville, lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants à l’aide de canons à eau et de matraques, ces derniers réagissant en lançant des extincteurs, des fumigènes et des tables de café en direction des policiers.

Selon les premiers rapports, plusieurs personnes ont été blessées au cours des manifestations, parmi lesquelles au moins une jeune femme et un policier. Par ailleurs, cinquante personnes ont été arrêtées.

Des mobilisations similaires ont également été signalées en France, en Albanie et en Belgique, où plusieurs villes européennes ont été le théâtre de scènes de forte tension.

Selon des témoignages d’habitants, ces mobilisations ont été marquées par des affrontements entre policiers et manifestants, des combats au corps à corps, des incendies dans les rues et les bâtiments, ainsi que par un nombre important de blessés.

À travers l’Europe, les jeunes qui réclament une amélioration du système éducatif, dénoncent la répression et renforcent les initiatives en faveur d’une union européenne antimilitariste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV