« La France a déployé environ 2000 soldats en Asie de l’Ouest pour aider à protéger ses alliés du golfe Persique, notamment le Qatar et le Koweït », a annoncé, jeudi 8 octobre, le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.
Il a déclaré que la France et l’Arabie saoudite étudiaient plusieurs options impliquant des moyens militaires français pour contribuer à la protection du terminal pétrolier de Yanbu.
« Nous en sommes actuellement à la phase d’étude avec l’Arabie saoudite. Nous examinons différentes options pour protéger le terminal de Yanbu, qui a été attaqué et qui est essentiel au commerce des hydrocarbures», a poursuivi M. Mandon.
Ces déclarations font suite aux avertissements lancés lundi par les combattants d’Ansarallah du Yémen aux compagnies aériennes, selon lesquels l'espace aérien saoudien pourrait devenir le « théâtre d'opérations militaires ».
Dans ce cadre, l’Arabie saoudite a fait état des attaques yéménites contre ses aéroports.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a réagi à ces frappes pour dire : « Nous condamnons très fermement toutes ces attaques perpétrées par les Houthis, qui doivent cesser, en particulier les dernières attaques que vous avez mentionnées hier ».
La France participe également à l'opération de sécurité maritime Aspides de l'UE dans la région, a déclaré le porte-parole, sans préciser les moyens français impliqués.
Le porte-parole de la diplomatie française a déclaré que la France soutenait la mission depuis son lancement en février 2024 et continuerait à soutenir sa mise en œuvre et toute évolution possible en fonction des conditions de sécurité régionales.
Concernant le détroit d'Ormuz, le ministère français des Affaires étrangère a déclaré que la communauté internationale avait un intérêt collectif à rétablir le trafic maritime et à faire respecter le droit international.
« Nous, la communauté internationale, avons un intérêt collectif à faire strictement respecter le droit international [...] afin de rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz », a-t-il noté.
Le 28 février dernier, les États-Unis et le régime sioniste ont déclenché une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran. Quarante jours plus tard, le 8 avril, les ennemis ont été contraints de proposer unilatéralement le cessez-le-feu face à la courageuse résistance iranienne et au succès des opérations de représailles de Téhéran.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont paraphé un mémorandum d’entente, sous l’égide du Pakistan, visant à mettre un terme définitif aux hostilités et à ouvrir la voie à de nouvelles négociations.
Ce mémorandum reconnaissait également les droits et la souveraineté de l’Iran sur le détroit d’Ormuz et stipulait que l’Iran était responsable de la levée des restrictions appliquées à la navigation dans cette voie maritime aux navires affiliés aux agresseurs et à leurs alliés depuis le déclenchement de l’agression. Néanmoins, la violation par Washington de l’ensemble des dispositions de cet accord a conduit l’Iran à apporter une réponse ferme. Téhéran a rétabli les restrictions de navigation dans le détroit d’Ormuz, annonçant que tout mouvement dans ce point de passage stratégique doit se faire dans le cadre d’accords conclus avec l’Iran.