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Nasrallah a transformé la Résistance en doctrine de dissuasion (Ghalibaf )

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien.

Le président du Parlement iranien estime que le martyr Seyyed Hassan Nasrallah a transformé la résistance libanaise, la faisant passer d’un « mouvement irrégulier et d’une force de guérilla à une doctrine de dissuasion ».

Dans un message publié ce lundi 28 septembre à l’occasion du deuxième anniversaire du martyre de l'ancien secrétaire général du Hezbollah libanais, Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé qu’au-delà de son rôle de dirigeant politique et religieux, Nasrallah était un stratège, un commandant sur le terrain et un homme d’action qui, grâce à sa profonde compréhension de la géopolitique régionale, a conduit le Hezbollah au Liban à un point où il a totalement bouleversé les rapports de force face au régime sioniste.

« Nasrallah fut l’un des commandants qui ont tissé un lien indéfectible entre le champ de bataille et le peuple, entre la foi et la politique, entre les idéaux et l’action, transformant le “champ de bataille” en un instrument de sécurité durable », a-t-il noté.

Le défunt secrétaire général du Hezbollah ne concevait pas le Liban, l’Iran, la Palestine et les autres fronts de la Résistance comme des entités distinctes, mais comme les composantes d’une cause commune contre l’occupation et l’agression, a souligné le haut responsable iranien.

Plus loin dans ses propos il a indiqué : « Le nom de Nasrallah est associé non seulement à la responsabilité du Secrétaire général du Hezbollah dans la mémoire de la Résistance, mais aussi à des années de constance, de planification et de fidélité à un engagement qu’il a respecté jusqu’à son dernier souffle. »

Il a indiqué que l’ennemi pensait qu’éliminer le commandant du Hezbollah mettrait un terme à la Résistance, sans réaliser que Nasrallah avait jeté les bases d’une structure ne reposant pas sur un seul individu, mais constituant un ensemble cohérent et stable qui, aujourd’hui encore, maintient sa capacité de dissuasion avec vigueur.

Le président du Parlement iranien a par ailleurs affirmé que ce qui reste aujourd’hui de Nasrallah n’est pas un simple nom ou un souvenir, mais un héritage humain et intellectuel qui s’est perpétué à travers l’expérience de générations de résistance des nations qui réclament dignité et liberté.

Il a en outre honoré la mémoire de Nasrallah ainsi que celle des autres martyrs du Front de la Résistance, souhaitant dignité, force et fierté au peuple libanais, aux combattants du Hezbollah et à toutes les nations libres et résolues.

Seyyed Hassan Nasrallah est tombé en martyr le 27 septembre 2024 lors d’une frappe aérienne israélienne massive sur la banlieue sud de Beyrouth, Dahiyeh. L’attaque a visé plusieurs immeubles résidentiels dans le quartier de Haret Hreik au moyen de munitions anti-bunkers. 

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que tous les pays devaient s’acquitter de leur devoir moral et juridique international consistant à poursuivre et à punir les responsables de l’assassinat du défunt secrétaire général du Hezbollah.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV