L’Iran a réorganisé ses capacités militaires et considérablement modernisé son drone rôdeur « Arash » afin d’en accroître l’efficacité sur le champ de bataille, a déclaré le commandant adjoint de l’armée iranienne chargé des affaires exécutives.
« Dans le secteur de la défense, nous avons renforcé les composantes de notre puissance et remporté de beaux succès », a affirmé le général de brigade Alireza Sheikh dans un entretien accordé à Defa Press, évoquant notamment l’interception de drones ennemis et la réduction de leur présence aux abords du territoire iranien.
Il a indiqué que l’ennemi avait été contraint de mener ses opérations à plus grande distance, ajoutant qu’il rencontrait d’importantes difficultés pour ce faire.
« Nous avons également réorganisé nos capacités et considérablement modernisé le drone Arash afin de pouvoir l’utiliser plus efficacement sur le champ de bataille », a précisé le général Sheikh.
Il a assuré que les forces iraniennes resteraient inébranlables « jusqu’à ce que nous savourions le goût de la victoire face à la plus grande puissance hégémonique militaire et technologique mondiale ».
Le responsable militaire a souligné que l’Iran, malgré les sanctions qui lui sont imposées, a jusqu’à présent réussi à tenir tête à la force militaire la plus puissante du monde, laquelle revendique la possession de 50 % des capacités militaires mondiales.
« Nous avons également démontré (sur le champ de bataille) que la volonté nationale peut triompher de la technologie », a-t-il affirmé.
Évoquant la situation actuelle de « ni guerre ni paix », il a déclaré que les forces iraniennes « s’efforcent d’étendre leurs capacités et de réévaluer leurs tactiques, leurs techniques et leurs modes d’action ».
« La combinaison judicieuse d’équipements, d’armements et de systèmes a mis au défi la puissance de l’ennemi américano-sioniste », a-t-il affirmé, ajoutant que Téhéran avait développé des technologies capables de rivaliser avec celles de ses ennemis et d’abattre leurs drones.
Le général Sheikh a ajouté qu’en utilisant ses missiles et ses drones à faible coût, l’Iran avait épuisé les stocks de munitions coûteuses de l’ennemi et mis à mal ses capacités.
« Nous avons réussi, en nous fondant sur la logique de l’économie de défense, à mener l’ennemi au bord de la faillite et à remettre en question sa logique économico-militaire », a-t-il déclaré.
Le général a affirmé que l’issue d’une guerre ne devait pas être évaluée uniquement au regard des pertes infligées au camp adverse.
« Aujourd’hui, sur le plan militaire, infliger des pertes à l’ennemi n’est pas le seul critère ; le vainqueur d’une guerre est plutôt le camp capable de tenir tête à l’ennemi dans une confrontation de longue haleine », a-t-il déclaré. « Nous avons défié l’ennemi dans cette guerre d’usure prolongée et, dans un coin de l’échiquier, nous l’avons contraint à négocier. »
Alors que l’Iran commémore actuellement la « Semaine de la Défense sacrée », qui marque le début de la guerre imposée au pays par le régime baasiste irakien entre 1980 et 1988, le général a souligné : « Durant les huit années de la Défense sacrée, nous avons démontré que l’Iran pouvait résister à une offensive généralisée ; lors de la guerre imposée de 12 jours [en juin 2025], nous avons remis en question le concept de dissuasion ; et durant la guerre imposée de 40 jours [qui a débuté en février 2026], nous avons démontré au monde notre puissance de dissuasion ainsi que notre capacité à la consolider. »
En contrant les tactiques de ses ennemis sur le champ de bataille ainsi que leurs doctrines militaires, la République islamique d’Iran a démontré qu’elle était « un acteur puissant sur les scènes mondiale et régionale », a conclu le général Sheikh.