Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que l’occupation israélienne qui dure depuis des décennies, le terrorisme, les violations du droit international et les « crimes sans précédent » commis dans les territoires occupés de la Palestine ont gravement porté atteinte à la crédibilité et au statut des Nations unies et du droit international.
Dans un communiqué publié samedi, à la veille de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministère iranien des Affaires étrangères a exprimé sa profonde inquiétude et condamné les crimes israéliens qui se poursuivent contre le peuple palestinien, notamment le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis à Gaza et en Cisjordanie occupée.
Le ministère a déclaré que la communauté internationale avait la responsabilité de prendre des mesures concrètes et décisives afin de mettre un terme au génocide des Palestiniens.
« L’occupation, le terrorisme, le mépris du droit et les crimes sans précédent du régime sioniste dans les territoires occupés de la Palestine, ainsi que son agression et ses crimes contre les pays de la région au cours des huit dernières décennies, ont sans aucun doute porté les coups les plus graves à la crédibilité et au statut des Nations unies et du droit international », indique le communiqué.
Le ministère a également fermement condamné « l’insulte éhontée » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’égard de la mosquée al-Aqsa ainsi que la profanation du mur de Bouraq.
Il a affirmé que le régime israélien, bénéficiant d’un soutien militaire, financier et politico-médiatique d’envergure des États-Unis et de certains pays qui se posent en défenseurs des droits humains, avait commis à Gaza, au cours des trois dernières années, l’un des plus grands génocides de l’histoire moderne.
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Le communiqué a également accusé Israël de recourir à des assassinats et à des pratiques de torture systématiques et généralisés contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée et à Gaza dans le cadre d’un « plan malveillant et diabolique » visant à « effacer la Palestine par le colonialisme ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que l’enlèvement par Israël de femmes et d’enfants palestiniens, dont le nombre a dépassé 10 000, ainsi que leur torture dans les prisons, qui a entraîné la mort de dizaines de personnes et l’amputation ou le handicap de centaines d’autres, constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
« Le fait qu’en moyenne au moins trois prisonniers palestiniens soient tombés en martyr chaque mois sous la torture ne constitue pas seulement une preuve du caractère d’apartheid et colonial du régime sioniste, mais démontre également l’hypocrisie et la dégradation morale de ses protecteurs et ses sponsors qui restent indifférents aux graves violations des droits humains et du droit international humanitaire commises par le régime d’occupation », lit-on dans le communiqué.
Selon le communiqué, l’Iran a « fermement condamné les crimes commis par le régime sioniste à Gaza et en Cisjordanie », soulignant que l’immunité accordée à ce régime par les États-Unis, notamment par l’intimidation et les sanctions visant des juges de juridictions internationaux ainsi que des militants et des journalistes spécialisés dans les droits humains qui défendent le peuple palestinien, ne devait en aucun cas entraver la recherche de la justice et de la liberté pour la Palestine, ni les efforts visant à traduire les responsables israéliens en justice et à les punir.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a ajouté que le bilan d'Israël en tant que l'un des principaux violateurs des résolutions de l'ONU, associé au recours à l'usage intensif du droit de veto du Conseil de sécurité pour empêcher toute action contre les violations et les crimes israéliens, « parle de lui-même » quant au rôle du régime israélien dans l'érosion de la crédibilité et du prestige des Nations unies.
« Maintenant que la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies est, à juste titre, consacrée à la question du rétablissement de la confiance dans l’organisation, il est du devoir de chaque État responsable de placer le soutien aux droits du peuple palestinien, en particulier son droit à l’autodétermination, ainsi que les efforts visant à le libérer de 80 années d’occupation, d’apartheid et de colonialisme, au premier rang de ses obligations juridiques internationales et de ses responsabilités morales et humanitaires », a ajouté la diplomatie iranienne dans son communiqué.
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Il a souligné que la réalisation de cet objectif exige une action immédiate pour mettre fin au génocide, empêcher l’expansion de l’occupation et la confiscation de nouvelles terres palestiniennes, acheminer une aide humanitaire à la population de Gaza, et faire en sorte que les responsables répondent de leurs actes et soient traduits en justice.