Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu aux récentes accusations de son homologue français, Jean-Noël Barrot, concernant des violations des droits de l’homme, dénonçant le silence de Paris face à la mort d’écoliers iraniens tués lors de frappes américaines.
S’adressant à Barrot dans une publication sur X, Abbas Araghchi a déclaré : « 1,5 million d’Algériens ont été massacrés par la France durant leur guerre d’indépendance. Pourtant, moins d’un dixième d’entre eux ont été officiellement recensé par Paris, qui refuse de présenter des excuses pour ses crimes coloniaux. »
1.5mn Algerians were slaughtered by France in their War of Independence. Less than 1/10 of them have been recorded by Paris, which refuses any apology for its colonial crimes.
— Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) September 19, 2026
Stop your crocodile tears @jnbarrot. Your silence when the U.S. massacred our schoolkids said it all. pic.twitter.com/IZrp8tCmWg
« Arrêtez vos larmes de crocodile, @jnbarrot. Votre silence lorsque les États-Unis ont massacré nos écoliers était révélateur », a-t-il ajouté.
M. Araghchi faisait référence à la frappe aérienne du 28 février contre l’école Shajareh Tayyebeh, à Minab, dans le sud de l’Iran, survenue au premier jour de l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran.
Cette attaque a fait 168 morts, dont 120 élèves et 26 enseignants. Plus de 110 personnes ont également été blessées.
Les enquêtes révèlent que trois missiles de croisière Tomahawk à guidage de précision ont frappé l’école, tous ayant atteint directement l’établissement.
Jeudi, une mission internationale indépendante d’établissement des faits des Nations unies a conclu qu’il existait des « motifs raisonnables » de croire que les États-Unis avaient commis des crimes de guerre au cours de leur guerre d’agression contre l’Iran, citant des attaques indiscriminées ayant entraîné des pertes civiles massives, notamment la frappe dévastatrice contre l’école Shajareh Tayyebeh.