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Gaza : la guerre génocidaire israélienne continue de peser sur le quotidien

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des Gazaouis en face des destructions causées par l'armée israélienne. ©Getty Images

Près d’un an après le cessez-le-feu, les frappes et les déplacements se poursuivent dans la bande de Gaza. Plus de 1 350 Palestiniens ont été tués depuis la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza cité par l’ONU. La reconstruction reste largement bloquée alors qu'au moins 76 % des logements ont été endommagés ou détruits.

Près d’un an après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les habitants de Gaza restent confrontés aux frappes, aux déplacements et à une reconstruction presque inexistante. Selon le ministère de la Santé de Gaza, cité par l’ONU, plus de 1 350 Palestiniens ont été tués depuis l’annonce de la trêve. Début septembre, l’OCHA signalait encore des frappes israéliennes sur des zones habitées, faisant de nouvelles victimes et provoquant des déplacements.

Middle East Eye rapporte notamment le cas d’Om Siraj al-Muzeini, une veuve palestinienne contrainte de quitter sa tente le 8 septembre après un ordre d’évacuation visant un secteur de l’ouest de Gaza-ville. Un bâtiment y a été frappé peu après. Ces évacuations répétées entretiennent un sentiment d’insécurité permanent chez une population qui a déjà été déplacée à plusieurs reprises depuis octobre 2023.

La crise du logement rend tout nouveau déplacement particulièrement difficile. Une évaluation conjointe de la Banque mondiale et de l’ONU estime que 76 % des logements de Gaza ont été endommagés ou détruits. Faute de reconstruction, des familles vivent encore sous tente ou retournent dans des immeubles fragilisés. Le 16 septembre, l’effondrement d’un bâtiment endommagé par la guerre à Gaza-ville a tué 21 personnes, dont huit enfants.

La situation humanitaire demeure également précaire. L’OCHA estime que 91 % des ménages évalués souffrent d’une insécurité hydrique modérée à élevée. Les restrictions sur l’entrée de matériaux, de pièces détachées et d’autres équipements compliquent la remise en état des infrastructures. 

Près d’un an après le cessez-le-feu, pour de nombreux Gazaouis, la menace des frappes, des ordres d’évacuation et de nouveaux déplacements continue de rythmer le quotidien.
 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV