L’eurodéputée de La France insoumise (LFI) Rima Hassan a estimé que l’interdiction annoncée par la France des produits issus des colonies israéliennes allait « dans le bon sens », tout en jugeant que cette décision intervenait « avec énormément de retard ».
Rima Hassan a estimé que Paris ne faisait que se conformer tardivement à des obligations découlant du droit international, en référence notamment à l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) en juillet 2024 et à une résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies deux mois plus tard.
« Il s’agit d’une annonce qui va dans le bon sens même si celle-ci intervient avec énormément de retard », a-t-elle déclaré.
L’eurodéputée a rappelé que la CIJ avait rendu, le 19 juillet 2024, un avis consultatif sur les conséquences juridiques des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, y compris Qods-Est. La Cour avait notamment estimé que la présence continue d’Israël dans le Territoire palestinien occupé était illicite et qu’Israël devait mettre fin à cette présence « dans les plus brefs délais », tout en cessant toute nouvelle activité de colonisation.
Rima Hassan fait également référence à la résolution ES-10/24, adoptée le 18 septembre 2024 par l’Assemblée générale des Nations unies. Le texte avait exigé qu’Israël mette fin à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé au plus tard dans un délai de douze mois.
« Cette chronologie rappelle surtout qu’il ne s’agit en rien d’une initiative audacieuse : la France finit simplement par se conformer, deux ans plus tard, à une obligation de droit international qu’elle avait elle-même votée », a estimé l’élue LFI.
Rima Hassan appelle désormais la France et l’Union européenne à aller au-delà de la seule interdiction des marchandises provenant des colonies israéliennes.
« Après deux années perdues, il est désormais primordial d’aller bien plus loin », a-t-elle affirmé.
La réaction de Rima Hassan intervient après l’annonce faite le 8 septembre par la France, le Royaume-Uni et le Canada de mesures destinées à interdire l’importation de produits en provenance des colonies et à appliquer des sanctions ciblées contre les colonies ainsi que contre ceux qui les facilitent ou en tirent profit.