La République islamique d’Iran a vivement critiqué le chancelier allemand Friedrich Merz pour ses propos délibérément biaisés concernant la guerre d’agression américano-israélienne. Berlin manque de courage moral nécessaire pour condamner les atrocités commises par les puissances occidentales, tout en tentant de s’ériger en « donneur de leçons morales » au reste du monde.
Dans un message publié ce mercredi 16 septembre sur X, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a réfuté les récentes déclarations de Merz, dans lesquelles celui-ci faisait référence à une prétendue guerre menée par l’Iran et ses prétendus mandataires dans la région.
« Il s’agit d’une version totalement déformée des faits. Ce sont les États-Unis et le régime israélien — et non l’Iran — qui ont déclenché la guerre d’agression. L’Allemagne n’a même pas eu le courage moral minimum nécessaire pour condamner cet acte d’agression », selon son poste, dans lequel il a employé le terme « USrael » afin de souligner la coordination étroite et la responsabilité partagée entre Washington et Tel-Aviv.
The German Chancellor speaks of Iran’s “war,” its “military nuclear program,” and Iran’s “proxies.”
— Esmaeil Baqaei (@IRIMFA_SPOX) September 16, 2026
This narrative is knowingly distorted. It was #USrael - not Iran - that launched a war of aggression, and Germany failed to show even the minimum moral courage required to deplore… pic.twitter.com/QghYhGUZ1G
« Ceux que Berlin qualifie de “mandataires” sont des acteurs indépendants, qui ont leurs propres causes et leurs propres calculs. Ils luttent pour l’autodétermination, la liberté et la dignité face à l’occupation, à l’agression et à l’assujettissement », a expliqué M. Baghaï, en référence aux factions de l’Axe de la Résistance à travers l’Asie de l’Ouest.
L’Iran ne possède aucun programme nucléaire « militaire », quand bien même vous répéteriez inlassablement ce « gros mensonge » fabriqué par Israël, a-t-il ajouté.
« Notre région ne devrait pas avoir à payer le prix du sentiment de culpabilité de l’Allemagne ni de son habitude d’apaiser les brutes. L’Allemagne ne peut ouvertement financer les “sales besognes” et ensuite se poser en championne de la paix et en donneuse de leçons de morale », a-t-il conclu.
La riposte de Téhéran fait suite à des allégations de Merz, qui a ouvertement soutenu la guerre d’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran.
Depuis son entrée en fonction, Merz a présenté les bombardements dévastateurs des infrastructures iraniennes comme une mesure nécessaire pour « neutraliser les menaces régionales » et protéger Israël, reprenant activement les justifications avancées par Tel-Aviv pour ces effusions de sang.
Dans ses récentes prises de parole, Merz a justifié le blocus naval et les frappes aériennes en cours, tout en refusant notamment de condamner l’assassinat de dirigeants iraniens ou les attaques visant des sites civils.
Il a au contraire appelé à plusieurs reprises Téhéran à démanteler ses alliances régionales et à mettre fin à son enrichissement nucléaire, offrant de fait une couverture diplomatique aux agresseurs.
La guerre d’agression actuelle a éclaté le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé une vaste offensive militaire non provoquée contre l’Iran.
La première phase de cette guerre, qui a duré 40 jours, a entraîné l’assassinat du défunt Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que le martyre de milliers de civils iraniens, notamment lors du massacre d’écoliers à Minab (Sud).
Malgré l’ampleur des destructions et le blocus économique, les forces armées iraniennes et l’Axe de la Résistance ont courageusement défendu leurs intérêts.
En menant des frappes de représailles contre les bases américaines et les positions israéliennes, en imposant un contre-blocus en mer Rouge et en sécurisant le détroit d’Ormuz, Téhéran et ses alliés ont effectivement neutralisé les objectifs stratégiques des agresseurs, donnant lieu à 200 nuits consécutives de rassemblements de rue à travers l’Iran.