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La Russie condamne l’Autriche pour avoir empêché le chef du programme nucléaire iranien d’assister à la réunion de l’AIEA

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La 70e session de la Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne a condamné l’exclusion « scandaleuse » du chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

« Nous ne pouvons rester sans réagir face à la situation scandaleuse que représente le refus de l’Autriche de délivrer un visa d’entrée au vice-président iranien, Mohammad Eslami, chef de l’Organisation de l’énergie atomique, qui devait se rendre à Vienne pour participer à la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA, qui s’ouvre actuellement », a déclaré Mikhaïl Oulianov lundi.

Il a fait remarquer que la décision infondée de Vienne de révoquer le visa d’Eslami après le lui avoir déjà accordé viole les « obligations de l’Autriche en vertu de l’accord avec l’AIEA, en tant que pays qui abrite le siège de l’Agence ».

M.Eslami et sa délégation sont partis pour Vienne samedi. Cependant, il est rentré à Téhéran le jour même après que l’Autriche a annulé son visa sous la pression des États-Unis.

Washington a empêché Eslami d’assister à la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), réunion annuelle des États membres de l’AIEA qui a débuté lundi.

Ulyanov a fait remarquer que la décision de l’Autriche « s’inscrivait dans un contexte marqué par des commentaires formulés par certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU, diffusés sous couvert du Comité 1737, illégitime, et de facto approuvés par la présidence actuelle du Conseil de sécurité. “L’Autriche, à son tour, a utilisé ces commentaires comme prétexte pour refuser l’entrée sur son territoire à M. Eslami.”

Il a souligné qu’il n’y avait “aucune sanction du Conseil de sécurité contre l’Iran, ni de Comité des sanctions 1737”.

“Les allégations du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne concernant l’invocation présumée du mécanisme de rétablissement automatique (snapback) des sanctions sont nulles et non avenues, tant sur le plan procédural que juridique. Les dispositions de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies ont cessé d’être applicables le 18 octobre 2025”, a ajouté l’ambassadeur de Russie.

Il a fustigé les pays de “l’Occident collectif” pour avoir lancé “une campagne à grande échelle d’arbitraire en matière de visas pour régler leurs comptes avec les pays qu’ils jugent répréhensibles”.

Ulyanov a souligné que l’exclusion d’Eslami intervenait alors que la conférence de l’AIEA constituait “une plateforme importante pour établir des ponts entre Téhéran et l’Agence”.

Il a appelé à la fin de cette politique de visas “arbitraire”.

“Recourir à la question des visas comme moyen de pression et de coercition est une politique insensée et irresponsable. Nous appelons les membres responsables de la communauté internationale à réfléchir à ses conséquences réelles”, a déclaré l’envoyé.

Washington a confirmé être à l’origine du blocage d’Eslami

“Il fait l’objet de sanctions et nous ne voulons pas que les personnes sanctionnées contournent leurs sanctions. Il a demandé une dérogation aux sanctions, qui lui a été refusée”, a déclaré lundi le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright.

Eslami figurait parmi les personnes visées par les sanctions levées dans le cadre du Plan global d’action commun (PGAC) de 2015.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV