L’Iran ne devrait pas être tenu responsable des répercussions économiques mondiales des restrictions qu’il a imposées au transit via le détroit d’Ormuz, estime Ali Bahreini, qui dirige la Mission permanente de la République islamique d’Iran auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève.
Il s’est prononcé lundi lors de la réunion du segment de haut niveau de la 68e session de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), en Suisse.
Le diplomate iranien a déclaré que la situation actuelle est une conséquence directe de l’agression américano-israélienne et du blocus naval.
Les conséquences sur le développement mondial découlant de la crise dans le détroit d’Ormuz ne peuvent être dissociées de ses causes sous-jacentes, a-t-il indiqué.
Les coûts du recours illégal aux mesures coercitives [par les États-Unis] ne se limitent pas au pays visé, et ses effets peuvent se propager à d’autres pays, notamment aux pays en développement, par le biais des marchés, des chaînes d’approvisionnement, de l’énergie et du commerce, a-t-il fait savoir.
Ali Bahreini a expliqué que les conséquences de telles mesures ne se limitent pas à un seul pays et « peuvent compromettre les perspectives de développement et rendre les économies touchées plus vulnérables à des chocs supplémentaires ».
« Il est impératif de déployer davantage d'efforts à l'échelle mondiale pour renforcer la résilience des pays en développement face à de tels chocs externes », a-t-il affirmé tout en appelant la CNUCED à accorder l'attention requise aux répercussions des mesures coercitives telles qu’une offensive et un blocus contre l'Iran sur le développement et la résilience économique dans le monde.
Ces remarques interviennent plus de six mois après la décision de l'Iran d'imposer des restrictions au transit de marchandises via le détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle qui assurait autrefois un cinquième de la demande mondiale de pétrole.
Cette décision a été appliquée durant l'agression conjointe américano-israélienne contre l'Iran et par la suite, lorsque les États-Unis ont décidé d'imposer un blocus maritime au commerce iranien avec le reste du monde.
L'Iran affirme qu'il pourrait assouplir les restrictions, qui ont provoqué une forte hausse des prix de l'énergie et des matières premières au niveau international, une fois que les États-Unis auront levé leurs sanctions et leur blocus et mis fin définitivement à leurs nouvelles menaces militaires.