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Ansarallah avertit Riyad : toutes les installations énergétiques saoudiennes seront désormais des cibles légitimes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une capture d'écran d'une vidéo diffusée par les Yéménites montre de la fumée et des boules de feu s'élevant de camions dans un camp des forces soutenues par l'Arabie saoudite, à la suite d’une frappe de missile dans la province orientale de l’Hadramaout, au Yémen.

Un haut responsable du mouvement Ansarallah du Yémen a averti qu'il n'y avait plus aucun endroit sûr en Arabie saoudite et que toutes les infrastructures vitales du royaume constituaient désormais des cibles légitimes.

Hizam al-Assad, membre du bureau politique d’Ansarallah, a averti qu’il n’existait plus aucun lieu sûr en Arabie saoudite, affirmant que les installations pétrolières, industrielles et autres infrastructures vitales du royaume constituaient désormais des cibles légitimes. Cette mise en garde intervient après une attaque saoudienne contre un établissement pénitentiaire d’Al-Jawf, qui a fait plus d’une dizaine de victimes, dont un enfant venu rendre visite à un proche.

« Les zones de production pétrolière, les sites industriels et les infrastructures vitales à travers l’Arabie saoudite ne sont plus à l'abri », a déclaré Hizam al-Assad.

Il a également averti que cette menace pourrait avoir de graves conséquences économiques pour le royaume, et que « l’avenir des investissements en Arabie saoudite risque d’être anéanti ».

Ce développement survient après que les autorités saoudiennes ont annoncé que plusieurs sites qualifiés de « civils et économiques » avaient été pris pour cible dans les villes d’Abha, de Khamis Mushait, de Jazan et de Najran. Elles affirment que ces attaques ont fait 73 blessés.

De son côté, le ministère saoudien de l’Énergie a indiqué que les attaques avaient provoqué des incendies sur plusieurs sites dans la région méridionale et entraîné une interruption temporaire de certaines activités.

Lundi, le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, a déclaré dans un communiqué que le régime de Riyad avait lancé de nouvelles vagues de frappes aériennes et commis de nouveaux massacres au Yémen, tout en maintenant un strict blocus contre son voisin du sud.

Il a précisé que les derniers actes terroristes saoudiens contre le Yémen comprenaient notamment la frappe meurtrière menée dans la province septentrionale d’Al-Jawf, des vols de reconnaissance au-dessus de plusieurs districts ainsi que la fourniture de différents types de munitions à des éléments alliés.

Le général Saree a assuré que les forces militaires yéménites ne laisseraient pas l’agression saoudienne sans réponse.

Une source yéménite a également déclaré que la riposte aux attaques et aux crimes commis par l’Arabie saoudite se poursuivrait.

Un membre d’Ansarallah a fait état de violentes frappes menées par les forces armées yéménites contre les forces soutenues par l’Arabie saoudite à Al-Jawf.

Mohammed al-Farah, membre du bureau politique d’Ansarallah, a déclaré que les forces armées yéménites avaient repoussé une offensive des forces soutenues par l’Arabie saoudite en direction des monts Al-Banat, dans l’est d’Al-Jawf. Il a ajouté que des renforts et des équipements militaires appartenant aux forces soutenues par l’Arabie saoudite à Al-Jawf avaient été visés par plusieurs missiles balistiques.

Selon al-Farah, l’opération a détruit des dizaines de véhicules et d’équipements militaires et fait des dizaines de morts et de blessés parmi les miliciens soutenus par l’Arabie saoudite, dont plusieurs commandants.

Dans un communiqué, le Conseil politique suprême du Yémen a fermement condamné les frappes saoudiennes contre Al-Jawf, tenant le régime saoudien pleinement responsable de leurs conséquences.

« Nous considérons ce crime comme une évolution très dangereuse, dont l’ennemi saoudien porte l’entière responsabilité, ainsi que toutes les conséquences qui en découleront », a-t-il déclaré.

Le communiqué ajoute que le fait de prendre pour cible des civils et des prisonniers et de violer la souveraineté de la République du Yémen « ne restera jamais impuni ».

Le Conseil a souligné que le Yémen ne resterait pas les bras croisés face à l’escalade de l’agression saoudienne, dans le plein exercice de son droit légitime de défendre son peuple, sa souveraineté et ses intérêts.

Le Conseil a en outre averti le régime saoudien qu’il devait comprendre que toute escalade de son agression aurait des conséquences, ajoutant que si Riyad poursuivait dans cette voie, la situation entrerait dans une nouvelle phase, dont la partie saoudienne porterait l’entière responsabilité.

De violents affrontements ont éclaté depuis jeudi sur plusieurs fronts à Taëz et dans la province côtière voisine de Hudaydah, faisant des victimes dans les rangs de l’armée yéménite comme parmi les mercenaires soutenus par l’Arabie saoudite.

Les combats ont repris dans plusieurs provinces du Yémen au cours des dernières semaines, alors que le pays traverse l’une des crises humanitaires et économiques les plus graves au monde.

Le 20 juillet, le gouvernement de Sanaa a annoncé la mise en place d’un blocus maritime contre l’Arabie saoudite, en réponse au « siège injuste et oppressif » imposé par Riyad au Yémen depuis près de 12 ans, « exploitant nos ressources et imposant un blocus total ».

Les forces armées yéménites ont par la suite annoncé plusieurs opérations réussies visant des navires liés à l’Arabie saoudite en mer Rouge.

En mars 2015, l’Arabie saoudite a imposé un blocus au Yémen et lancé une offensive militaire de grande ampleur, bénéficiant du soutien militaire, politique et logistique des États-Unis et de certains pays occidentaux.

Des dizaines de milliers de Yéménites ont été tués, mais l’Arabie saoudite n’est pas parvenue à atteindre son principal objectif : rétablir au pouvoir un régime fantoche aligné sur ses intérêts.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV