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« Attaquez nos actifs et vous serez frappés » : Ghalibaf met en garde les États-Unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le champ gazier de Pars-Sud dans le golfe Persique. (Photo d’illustration)

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde les États-Unis de graves conséquences économiques si Washington venait à viser les infrastructures énergétiques de l’Iran. Des attaques contre les installations gazières et pétrolières du pays seront suivies de représailles sans merci contre les intérêts américains dans toute la région.

M. Ghalibaf a lancé cet avertissement sans équivoque dans un message publié lundi sur X en réponse aux récentes fanfaronnades du secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, qui avait allégué que la flotte de pétroliers iraniens était « sans défense » et que les avions, navires et sous-marins américains pouvaient tous les frapper.

Les compagnies pétrolières et gazières américaines opérant dans la région et sur les installations connexes sont accessibles aux forces armées iraniennes : « Attaquez nos infrastructures, et vous subirez les conséquences. »

« C’est simple : la chaîne de production de pétrole et de gaz est ici tentaculaire, accessible et exposée », a-t-il ajouté.

Il a affirmé que l’Iran avait déjà démontré sa capacité à riposter de la même manière. « Demandez aux bases qui ne sont plus viables », a-t-il écrit.

Ses remarques interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Téhéran et Washington au sujet du détroit d’Ormuz

L’Iran a restreint le transit par le détroit d’Ormuz depuis les premiers jours de la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février et s’est arrêtée avec un cessez-le-feu début avril grâce à la courageuse résistance de la République islamique d’Iran et à ses opérations de représailles réussies.

Le 17 juin, Téhéran et Washington ont signé le mémorandum d’entente négocié par le Pakistan, dont l’article 5 place la responsabilité de la réouverture et de la gestion du détroit entièrement entre les mains de l’Iran.

Cependant, les États-Unis ont tenté de saper la souveraineté de l’Iran sur ce point de passage énergétique mondial crucial en établissant un corridor dangereux près des côtes omanaises. Ils ont également repris leurs frappes aériennes contre l’Iran et imposé un blocus naval au pays, en violation de ce protocole d’accord.

Les mesures illégales prises par les États-Unis ont incité l’Iran à déclarer le détroit d’Ormuz fermé à toute navigation.

La réouverture de cette voie navigable essentielle reste conditionnée au respect par les États-Unis de leurs obligations en vertu du mémorandum d’entente.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV