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L'armée israélienne mène des incursions dans deux écoles en Cisjordanie, le jour de la rentrée scolaire

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des élèves palestiniens rentrent chez eux après avoir reçu leurs bulletins scolaires de fin d'année, à Khan al-Ahmar, en Cisjordanie, le 10 juin 2026. ©AP

Au premier jour de la rentrée scolaire, l’armée israélienne a mené des incursions dans deux établissements scolaires de la province de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Des sources locales ont rapporté ce dimanche 6 septembre que les forces israéliennes ont pénétré dans l’enceinte du lycée pour garçons de Huwwara, au sud de Naplouse, menaçant la direction de l’établissement et exigeant le retrait du drapeau palestinien.

Selon les mêmes sources, une autre unité israélienne s’est également introduite dans l’enceinte du lycée pour garçons de Burqa, au nord-ouest de Naplouse. Aucun blessé ni aucune arrestation n’a été signalé.

Ces incursions ont eu lieu au premier jour de l’année scolaire 2026-2027, marqué par le retour en classe de 846 289 élèves dans l’ensemble de la Cisjordanie occupée.

Ces élèves sont répartis dans 2 537 établissements publics, privés ou administrés par les Nations unies, où quelque 54 000 enseignants assurent les cours.

L’ONU alerte sur des déplacements forcés et un nettoyage ethnique en Cisjordanie

Ces actes de répression du régime sioniste semblent s'inscrire dans le cadre de son plan visant à chasser des milliers de Palestiniens de Cisjordanie.

Vendredi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a alerté sur le déplacement forcé des Palestiniens, qui constitue, selon l'ONU, un crime contre l’humanité et soulève des inquiétudes quant à un possible nettoyage ethnique dans la zone.

Dans un nouveau rapport, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme conclut que les forces israéliennes ont déplacé de force, dans le cadre de l’opération « Mur de Fer », plus de 33 000 Palestiniens de trois camps de réfugiés de Cisjordanie occupée entre janvier et février 2025 et continuent d’empêcher leur retour, en violation du droit international, selon un communiqué.

Le rapport cite les camps de Jénine, Tulkarem et Nour Chams et souligne que « le déplacement à grande échelle, prolongé et systématique de plus de 33 000 Palestiniens hors des camps de réfugiés fait craindre la commission du crime contre l’humanité de transfert forcé ».

« Le recours à des frappes aériennes, à des bulldozers blindés et à des détonations contrôlées pour rendre des camps entiers inhabitables, forcer leurs habitants à se déplacer et empêcher leur retour, en l’absence de nécessité militaire impérieuse, n’est pas autorisé par le droit international; il constitue une forme de punition collective et soulève des inquiétudes quant à un possible nettoyage ethnique », affirme le Haut-Commissariat.

Le 23 février 2025, l’entité sioniste a annoncé que son armée avait vidé de leurs habitants trois camps de réfugiés palestiniens du nord de la Cisjordanie, et que ses soldats avaient pour ordre d’empêcher leur retour chez eux. Baptisée « Mur de Fer », cette opération a été lancée le 21 janvier, 48 heures après l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, après quinze mois de génocide.

« Quarante mille Palestiniens ont déjà été évacués des camps de réfugiés de Jénine, Tulkarem et Nour Chams, et ces camps sont désormais vides de leurs habitants », avait reconnu un haut responsable militaire de l’armée sioniste dans un communiqué. Ces trois camps font partie des 19 camps de réfugiés palestiniens établis en Cisjordanie et administrés par l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), selon le Haut-Commissariat.

« La manière dont l’opération Mur de Fer a été menée donne à penser qu’elle visait à expulser le plus grand nombre possible de Palestiniens et à faire place à davantage de colonies (sionistes) illégales, en violation (…) du droit international », a commenté le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, cité dans le communiqué.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV