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L’Iran rétablit 40 % de la capacité gazière endommagée de Pars-Sud après les frappes américano-israéliennes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le champ gazier Pars-Sud dans le sud de l'Iran. ©AFP

Téhéran accélère la reconstruction et développe sa capacité nationale de raffinage. Environ 40 % de la capacité de production du champ gazier de Pars-Sud, endommagé lors des attaques américano-israéliennes, vient d’être rétabli. 

Le vice-ministre du Pétrole chargé de la planification, Ahmad Zeraatkar, a annoncé jeudi la remise en service et la reprise de la production sur ce gigantesque champ gazier iranien.

« Après les dégâts subis par les frappes ennemies sur le champ gazier de Pars-Sud, un plan de rétablissement de la capacité de production a été mis à l’ordre du jour, et nos collègues ont réussi à remettre plusieurs unités en service plus tôt que prévue », a ajouté M. Zeraatkar.

« La reconstruction complète des sites endommagés est un processus long qui prendra au moins deux ans », a toutefois indiqué le responsable, se félicitant en même temps que toute la reconstruction avait été réalisée localement. Les débris ont été entièrement dégagés et la reconstruction suit désormais un calendrier établi, a-t-il souligné. 

Et de poursuivre : « Les institutions financières iraniennes se sont également jointes à l’effort de reconstruction, avec la mise en place de quatre projets de financement nationaux dans le cadre de l’un des plus importants plans de financement du pays ».

Pour M. Zeraatkar, les attaques visaient des infrastructures directement liées à la vie quotidienne des Iraniens.

« L’objectif principal de ces attaques était de cibler les infrastructures vitales et, en fin de compte, de faire pression sur le peuple iranien », a-t-il dénoncé, soulignant que le gaz naturel est essentiel aux ménages et aux installations commerciales, ainsi qu’aux usines et aux industries.

« L’Iran est parvenu à traverser l’été sans subir de dommages supplémentaires à ses réseaux énergétiques vitaux et se prépare à maintenir la stabilité du réseau gazier tout au long de l’hiver prochain », a-t-il conclu.

Gholam-Abbas Hosseini, directeur général du complexe gazier de Pars-Sud, s’est également attardé sur le sujet indiquant que les opérations de déblaiement des débris dans quatre raffineries endommagées avaient été menées à bien grâce aux efforts continus d’un personnel spécialisé.

« La reconstruction des unités est actuellement menée selon une approche planifiée, en s’appuyant sur les capacités nationales », a-t-il affirmé. D’importants travaux de maintenance, d’entretien des équipements et de modernisation des processus opérationnels ont permis d’accroître la capacité des raffineries du complexe à assurer une production de gaz stable et fiable, a-t-il expliqué notant que « toutes les capacités spécialisées et opérationnelles sont mobilisées pour maintenir la stabilité de la production, notamment pendant les mois froids de l’année ».

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Pars-Sud a été attaqué à plusieurs reprises depuis mi-2025, les frappes israéliennes et américaines endommageant les raffineries terrestres, les unités de traitement du gaz et les infrastructures de services publics clés du centre d’Assaluyeh. 

Les attaques ont endommagé une part importante de la capacité gazière iranienne et perturbé les opérations pétrochimiques, mais Téhéran a depuis procédé à des réparations progressives, ramenant le centre pétrochimique à sa production d’avant-guerre à la fin du printemps 2026.

Le 6 avril, durant les quarante jours de guerre, des frappes américano-israéliennes ont visé des installations du complexe industriel de Pars-Sud à Assalouyeh, notamment les complexes pétrochimiques de Jam et de Damavand. Ces attaques ont provoqué des coupures d’électricité et perturbé d’autres services essentiels aux usines pétrochimiques environnantes.

Le gisement gazier Pars-Sud avait déjà été visé lors de la guerre de 12 jours en juin 2025, faisant de sa reconstruction ultérieure un test supplémentaire de la capacité de l’Iran à maintenir son infrastructure énergétique en fonctionnement sous une pression militaire soutenue.

Les ingénieurs iraniens ont rapidement entrepris de remettre en état certaines installations endommagées. À la raffinerie de la phase 14, trois unités d’épuration du gaz, qui avaient été moins gravement endommagées, ont été réparées et remises en production en moins de dix jours, selon les autorités iraniennes.

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV