Les frappes aériennes américaines au Yémen ont tué ou blessé des centaines de civils l’année dernière, mais l’administration Trump a délibérément dissimulé le bilan des victimes et n’a pas fourni au Congrès le rapport obligatoire sur les pertes civiles.
Citant des documents internes ainsi que deux sources proches des opérations militaires, la chaîne d’information américaine NBC News a rapporté mercredi que les frappes menées en avril 2025 ont causé la mort d’au moins 150 civils et blessé environ 200 autres.
Ces frappes meurtrières s'inscrivaient dans une campagne plus large menée par des navires de guerre américains et britanniques contre le Yémen de mars à mai 2025.
Cette agression a été lancée dans une tentative vaine de contraindre le pays à mettre fin à ses opérations maritimes contre des navires israéliens et des bâtiments liés à l’entité sioniste.
L’un des incidents les plus graves s’est produit lorsqu’une frappe américaine a touché un important terminal pétrolier sur la côte yéménite de la mer Rouge. L’attaque a fait au moins 74 morts et 171 blessés, et a été largement condamnée comme un crime de guerre.
Cette escalade militaire des États-Unis au Yémen était étroitement liée au soutien sans faille de Washington au génocide perpétré par Israël à Gaza.
Depuis le déclenchement de la guerre génocidaire israélienne à Gaza, au moins 73 381 Palestiniens ont été tués et plus de 174 231 autres blessés.
Au-delà du nombre effarant de victimes, parmi lesquelles les femmes et les enfants sont surreprésentés, Israël a ravagé près de 90 % des infrastructures civiles de Gaza.
Selon les estimations des Nations unies, la reconstruction du territoire dévasté coûterait environ 70 milliards de dollars.
Tout au long de cette campagne militaire brutale, les États-Unis n'ont cessé d'apporter leur soutien au régime occupant israélien, sur les plans financier, militaire et diplomatique.
Washington lui a fourni d’importantes quantités de munitions, assuré une couverture diplomatique totale et utilisé à plusieurs reprises son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU afin de le soustraire à toute responsabilité internationale et de bloquer les appels à un cessez-le-feu permanent.