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Ansarallah considère les frappes américano-saoudiennes contre l'Irak comme une violation de la souveraineté irakienne et du droit international

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les avions de chasse américano-saoudiens ont ciblé plusieurs sites irakiens, le mercredi 29 juillet 2026. ©Mehr News

Le mouvement de résistance yéménite Ansarallah a fermement condamné l’agression militaire conjointe des États-Unis et de l’Arabie saoudite contre l’Irak, la qualifiant de violation de la souveraineté irakienne et du droit international, tout en soulignant le droit de Bagdad à y répondre.

Selon un communiqué publié par le Bureau politique d’Ansarallah et relayé mercredi par la chaîne de télévision yéménite Al Masirah, le mouvement a dénoncé ces attaques comme étant « illégitimes, abjectes et contraires à toutes les lois et conventions internationales ».

Le communiqué qualifie cette agression de violation flagrante de la souveraineté de l’Irak et d’attaque contre le peuple irakien « dans toutes ses composantes et affiliations ».

Ansarallah a déclaré que ces attaques reflètent la politique hégémonique des États-Unis et de l’Arabie saoudite à l’égard des pays de la région, et qu'elles servent les intérêts du « projet sioniste ».

Le mouvement a également souligné le droit légitime de l’Irak, y compris celui de son gouvernement, de ses forces armées, de son peuple et de ses groupes de résistance, à répondre à ces attaques, réitérant la disponibilité du peuple yéménite à se tenir aux côtés de l’Irak face à cette agression extérieure.

Ce communiqué a été publié quelques heures après que plusieurs sites en Irak ont été visés par des frappes coordonnées saoudo-américaines.

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) et le ministère saoudien de la Défense ont déclaré que ces frappes visaient des bases et des dépôts d’armes appartenant aux Unités de mobilisation populaire, également connues sous le nom de Hachd al-Chaabi, une coalition de groupes de résistance irakiens engagées dans la lutte contre le terrorisme.

Ils disent que ces raids aériens ont été menés en réponse à une prétendue attaque de drones visant des installations pétrolières dans l’est de l’Arabie saoudite.

Les Hachd al-Chaabi ont qualifié cette agression de « très dangereuse escalade » et de violation de la souveraineté irakienne.

Dans un communiqué, ce groupe a affirmé que plusieurs de ses bases officielles en Irak avaient été prises pour cible lors d’« attaques terroristes » menées mercredi par les forces américaines et saoudiennes.

Selon ce communiqué, ces frappes ont fait plusieurs morts et blessés et ont causé d’importants dégâts matériels aux bâtiments et autres biens appartenant aux Hachd al-Chaabi.

Les Hachd al-Chaabi soutiennent que ces attaques constituent « une escalade extrêmement dangereuse, une violation flagrante de l’intégrité territoriale de l’Irak et une attaque contre les institutions officielles chargées de la sécurité du pays ».

Le groupe a affirmé que les autorités compétentes procédaient actuellement à des évaluations sur le terrain et que les efforts visant à déterminer l’ampleur exacte des dégâts et des pertes humaines se poursuivaient.

De nouvelles informations, précise-t-il, et des mises à jour officielles seront publiées dès que de nouveaux éléments seront disponibles.

La Résistance irakienne avait auparavant mis en garde l’Arabie saoudite contre toute attaque visant le territoire irakien, après les accusations de Riyad prétendant que ses installations pétrolières auraient été attaquées depuis l’Irak.

Dans un communiqué publié lundi, elle a rejeté les accusations « infondées » saoudiennes et appelé les autorités de Riyad à cesser d’accuser l’Irak et à mettre fin au blocus imposé au Yémen.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV