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Une Palestinienne enceinte de six mois perd son bébé après que l'armée israélienne empêche l'arrivée d'une ambulance

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des Palestiniens sont aperçus près d'une entrée bloquée de la ville d'al-Khalil, en Cisjordanie occupée, le 1er juin 2026. (AP)

En Cisjordanie occupée, les restrictions à la circulation des Palestiniens atteignent des niveaux sans précédent. Une Palestinienne enceinte a perdu son fœtus après que les forces israéliennes ont retenu son ambulance pendant plus de 30 minutes et l’ont forcée à subir une fouille malgré son état critique. 

Bashar al-Qaryouti, un ambulancier de la ville de Qaryut, a déclaré lundi à l’agence palestinienne Wafa que les forces israéliennes avaient bloqué l’ambulance au point de contrôle militaire d’Awarta, situé au sud de Naplouse, après en avoir fermé les portes. Al-Qaryouti a indiqué que l’équipe d’ambulanciers a été retenue pendant plus de 30 minutes, tandis que la femme, enceinte de six mois et souffrant d’une grave hémorragie, a été contrainte de subir une fouille malgré son état critique. Il a ajouté que les soldats israéliens avaient ordonné à l’équipage de couper le moteur de l’ambulance, ce qui a entraîné l’arrêt du fonctionnement de son équipement médical embarqué. L’ambulance a finalement été autorisée à se rendre à l’hôpital, où les médecins ont réussi à sauver la vie de la femme, mais n’ont pas pu sauver son bébé.

Cet incident survient près d’une semaine après la mort de Sajoud Fuqaha, un homme de 30 ans originaire de la ville de Sinjil, au nord de Ramallah, décédé d’une crise cardiaque après que les forces israéliennes ont empêché une ambulance d’entrer dans la ville.

Les restrictions de circulation ont toujours rythmé la vie en Cisjordanie ; pourtant, au cours des trois dernières années, le nombre de barrages routiers, de points de contrôle et de barrières diverses a explosé, atteignant des niveaux jamais vus depuis la Seconde Intifada il y a plus de vingt ans, selon l’ONU.

En Cisjordanie, les Palestiniens signalent que le renforcement des restrictions a engendré des difficultés considérables, tant dans leurs activités économiques que leur vie quotidienne ou le règlement des situations d’urgence.

À compter du 7 octobre 2023, après le début de la guerre génocidaire contre Gaza, l’armée israélienne a installé de nombreux nouveaux portiques aux entrées des communautés palestiniennes, permettant de fermer des routes à bref délai.

Les Nations Unies rapportent une augmentation significative des barrages routiers, des points de contrôle gardés et des fermetures de routes créées par des remblais de terre et des barrières en béton.

Les données recueillies par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) montrent que le nombre d’obstacles à la circulation a atteint son niveau le plus élevé en 20 ans. En mars 2026, on recensait 925 obstacles à la circulation en Cisjordanie, soit une augmentation de 43 % par rapport à la moyenne de 647 enregistrée annuellement au cours des deux décennies précédentes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV