Les forces d’occupation israéliennes ont mené des offensives militaires dans la province syrienne de Quneitra (sud-ouest) près du plateau du Golan occupé, en tirant des obus d’artillerie sur les terres agricoles.
La chaîne d’information Al-Ikhbariyah Syria a rapporté que les forces israéliennes ont frappé des zones proches du village de Tarnajah, dimanche 26 juillet, mais la chaîne n’a fourni aucun détail sur les éventuelles victimes et l’étendue des dégâts.
Selon la même source, les troupes israéliennes ont pris d’assaut avant l’aube les villages de Maariya et d’al‑Ardah, situés dans la région de Yarmouk à l’ouest de Dara‘a.
Le rapport indique que trois véhicules militaires et un bulldozer sont entrés dans la zone et que les soldats israéliens ont installé un point de contrôle dans le village d’al‑Ardah.
Ces incidents ont eu lieu alors que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, devrait se rendre sur le plateau du Golan occupé pour superviser la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) afin de contribuer au respect de l’accord de cessez-le-feu entre le régime syrien dirigé par Hayat Tahrir al-Cham (HTC) et le régime israélien.
Pourtant, les forces israéliennes ont intensifié dimanche leur présence dans la province de Quneitra, en particulier dans le village d’al‑Ardah.
« La violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie est inacceptable et doit cesser, car ce qui se passe dans la région du Golan est totalement inacceptable », a déclaré Guterres lors d’une conférence de presse à Damas.
Il a souligné l’attachement des Nations unies à l’intégrité territoriale, à l’indépendance et à la souveraineté de la Syrie, tout en appelant à la cessation des agressions israéliennes. Il a également rappelé que ce qui revient de droit aux Syriens fait partie intégrante de l’identité syrienne et ne peut être confisqué.
Après la chute du gouvernement de l’ancien président syrien, Bachar al-Assad, début décembre 2024, l’armée israélienne a mené des frappes aériennes sur des sites militaires, des installations et des stocks autrefois gérés par l’armée syrienne.
Israël a essuyé de vives critiques pour avoir mis fin à l’accord de cessez-le-feu de 1974 avec la Syrie et pour avoir exploité le désordre qui règne sur ce pays ravagé par la guerre.
L’ONU et plusieurs pays arabes ont dénoncé les actes d’Israël comme la violation du droit international et le préjudice à la souveraineté de la Syrie. Malgré les promesses de collaboration du HTC avec Tel-Aviv, Israël a refusé de se retirer de Syrie.
Les deux parties ont mené des discussions intermittentes en vue de conclure un « pacte de sécurité », mais aucun accord ni progrès significatif n’a été signalé.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a ordonné à ses militaires de progresser davantage en territoire syrien, au-delà du plateau du Golan occupé depuis 1967, et de s’emparer de plusieurs sites principaux.
La plupart des frappes israéliennes se sont concentrées sur les provinces syriennes du sud de Quneitra, Daraa et Damas, ce qui représente environ 80 % de toutes les attaques israéliennes documentées.