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Israël est surpris par l'ampleur des frappes de représailles du Hezbollah

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des missiles lancés par le Hezbollah contre les territoires occupés. (Photo d'archive)

Israël a été pris au dépourvu par l'ampleur et l'intensité des attaques de roquettes et de drones menées par le Hezbollah. Ces attaques sont, en effet, une réaction à l'offensive terrestre étendue et aux frappes aériennes meurtrières du régime sioniste dans le sud du Liban.

La chaîne 13 de la télévision israélienne a rapporté ce dimanche 31 mai que l'armée israélienne a été surprise tant par l'intensité de ces attaques que par la décision du Hezbollah de réviser sa stratégie de riposte après l'extension des offensives terrestres des forces israéliennes dans le nord du fleuve Litani.

Selon ce reportage, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a convoqué des consultations de sécurité alors que les localités du nord sont constamment confrontées à des alertes, des interceptions et des impacts de roquettes.

Samedi et dimanche, le Hezbollah a lancé de multiples salves de roquettes sur les villes de Haïfa, de Nahariya, d’Acre, de Safed et de Kiryat Shmona, tout en menant des attaques de drones contre les troupes israéliennes opérant dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a avoué à l'Agence France-Presse qu’en seule journée de samedi, le nombre de projectiles tirés depuis le Liban dépasse 25.

Les sirènes d'alerte aérienne ont retenti à plusieurs reprises dans le nord des territoires occupés, notamment à Safed et Karmiel, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en avril.

Les médias du régime sioniste décrivent le week-end comme l'une des périodes les plus intenses d'échanges de tirs transfrontaliers depuis ces derniers mois. Ils rapportent que les habitants des colonies du nord ont gaspillé des heures à se déplacer entre les abris, au milieu des sirènes incessantes, des interceptions et des explosions.

Face à la détérioration de la situation sécuritaire, les autorités du régime sioniste ont ordonné la fermeture des écoles et renforcé les restrictions sur les rassemblements publics et les activités professionnelles dans certaines parties de la Haute Galilée.

Il est à noter que cette escalade fait suite à une intensification considérable des frappes aériennes et de l'offensive terrestre israélienne dans le sud du Liban.

D’une part, l’aviation israélienne mène des frappes de grande envergure sur Nabatieh, Deir el-Zahrani, Dibbin et d’autres zones, alors que d’autre part, les troupes ont avancé jusqu’à la forteresse médiévale de Beaufort, dans la province de Nabatieh.

Aujourd’hui dimanche, au moins huit personnes ont été tuées et vingt autres blessées lors d'attaques israéliennes, notamment contre des habitations, selon les médias libanais.

Selon les autorités libanaises, depuis début mars, les attaques israéliennes ont fait plus de 3 371 morts, plus de 10 129 blessés et plus de 1,6 million de déplacés.

Malgré plusieurs prolongations du cessez-le-feu, les forces israéliennes poursuivent leurs frappes aériennes et leurs opérations militaires dans différentes régions du Liban.

Tel-Aviv prétend que cette offensive vise à repousser les forces du Hezbollah plus loin de sa frontière, craignant la menace que représentent les attaques continues du mouvement de résistance contre le nord et le centre du territoire occupé par le régime.

Le Hezbollah, quant à lui, affirme que ses attaques sont une réponse à l'agression et aux incursions militaires israéliennes en cours, les qualifiant d’actes légitimes pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV