Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a discuté des derniers développements du processus diplomatique entre l'Iran et les États-Unis sous médiation pakistanaise, ainsi que des principales questions régionales, avec ses homologues saoudien et égyptien.
Lundi 10 mai, Araghchi s’est entretenu séparément par téléphone avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal ben Farhan Al Saud — il s’agissait de leur deuxième contact en 24 heures — ainsi qu’avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Ahmed Mohamed Abdelatty au sujet des développements régionaux les plus importants.
La veille, dimanche, M. Araghchi a échangé avec ses homologues qatari et néerlandais sur des questions régionales clés.
Les conversations téléphoniques surviennent le lendemain de l’envoi par l’Iran au Pakistan de sa réponse à une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre. Cette réponse a été rejetée par le président américain Donald Trump, qui l’a qualifiée de totalement inacceptable.
La coalition américano-israélienne a lancé son agression criminelle contre l’Iran le 28 février, ce qui a entraîné le martyre de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei. Les forces armées iraniennes ont riposté en lançant quotidiennement des opérations de missiles et de drones ciblant des positions en Palestine occupée ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.
En outre, l'Iran a riposté aux frappes en fermant le détroit d'Ormuz, ce qui a entraîné une hausse significative des prix du pétrole et de ses dérivés. Le 8 avril, quarante jours après le déclenchement de la guerre, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan entre l'Iran et les États-Unis est entré en vigueur.
Des négociations ont suivi à Islamabad mais n'ont pas abouti à un accord en raison des exigences maximalistes de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables.
Depuis lors, l'Iran a catégoriquement refusé de réintégrer le processus à moins que les États-Unis ne lèvent le blocus illégal qu'ils imposent aux navires et aux ports iraniens. Téhéran a également réitéré que, tant que le blocus sera en place, il n'aura aucune intention de rouvrir le détroit d'Ormuz.