« Les négociations avec Washington ne signifient pas la capitulation, mais la défense des intérêts nationaux », a affirmé le président iranien Massoud Pezeshkian. Il a précisé que pour l’Iran l’acte de négocier est un effort déterminé pour garantir et défendre sans équivoque les droits et les intérêts nationaux.
« Nous ne nous soumettrons jamais à l’ennemi », a déclaré Pezeshkian ce dimanche 10 mai dans un message publié sur le réseau X, en insistant sur les droits légitimes de la nation iranienne.
« Si l’on parle du dialogue ou des négociations, cela ne signifie pas capitulation ou recul, car l’objectif est de garantir les droits de la nation iranienne et de défendre fermement les intérêts nationaux », a-t-il écrit.
☫ Le président iranien Masoud Pezeshkian : Nous ne nous soumettrons jamais à l’ennemi, et toute discussion sur le dialogue ou la négociation ne signifiera ni capitulation ni retraite. pic.twitter.com/b6M2vGKKBT
— Press TV Français (@fr_presstv) May 10, 2026
Dans le même temps, les médias publics ont annoncé que l’Iran a officiellement transmis au Pakistan sa réponse à la dernière proposition américaine destinée à mettre fin à la guerre d’agression américano-israélienne contre l’Iran déclenchée le 28 février, qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Selon l’agence de presse IRNA, la réponse de l’Iran indique clairement que les négociations doivent se concentrer exclusivement sur les efforts visant à mettre fin à la guerre. Les autres questions, notamment le programme nucléaire iranien, devraient être abordées ultérieurement. Le document évoque aussi la question de la sécurité de la navigation dans le golfe Persique.
Le 8 avril, après près de quarante jours d’agressions américano-israéliennes contre l’Iran, un cessez-le-feu négocié par le Pakistan est entré en vigueur. Les discussions qui ont été suivies à Islamabad, la capitale du Pakistan, n’ont toutefois pas abouti à un accord à cause des exigences excessives de Washington et de son approche maximaliste insistant sur des positions déraisonnables et irréalistes.
Depuis lors, l’Iran a catégoriquement refusé de réintégrer le processus à moins que les États-Unis ne lèvent le blocus illégal imposé aux navires et aux ports iraniens.
Téhéran a en outre affirmé que tant que ce blocus restera en place, il n’aura aucune intention de rouvrir le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique que l’Iran a bloquée à des ennemis et leurs alliés. Cette mesure a provoqué une flambée des cours du pétrole, sur fond d’opérations de représailles iraniennes visant à la fois des intérêts américains en Asie de l’Ouest et des cibles israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.