Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés a reconnu que « Gaza est devenu l’endroit le plus dangereux au monde pour les journalistes » où au moins 295 journalistes ont été tués lors des frappes israéliennes, depuis le début, en octobre 2023, de la guerre génocidaire israélienne contre la bande de Gaza.
Dans un message publié ce dimanche 3 mai sur la plateforme X, le bureau a appelé à une action immédiate et concrète, au-delà d’une simple condamnation, exigeant des comptes, la protection des journalistes et un accès indépendant des médias à la bande assiégée.
« Gaza est l’endroit le plus dangereux au monde pour les journalistes », a alerté le HCDH, précisant avoir vérifié la mort de 295 professionnels des médias lors de frappes israéliennes sur la zone assiégée. Un bilan effarant, qui met en lumière un ciblage systématique des journalistes.
L’agence onusienne a également souligné l’ampleur de la catastrophe humanitaire en cours. Depuis le 7 octobre 2023, la guerre israélienne contre Gaza a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés palestiniens, pour la plupart des femmes et des enfants. De nombreuses victimes restent encore piégées sous les décombres.
Cette déclaration intervient à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a qualifié la guerre de « piège mortel pour les médias ».
Plusieurs organisations de défense des droits humains accusent régulièrement Israël de cibler délibérément les journalistes, leurs familles et les locaux de médias afin de faire taire la couverture des atrocités commises à Gaza.
Par ailleurs, le régime israélien interdit l’accès à la bande de Gaza aux médias étrangers indépendants, contrôlant ainsi la circulation de l’information et entravant systématiquement le travail des journalistes palestiniens.
Face à cette situation, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé la communauté internationale à dépasser le stade des condamnations verbales et à adopter des mesures concrètes pour que les responsables de ces meurtres rendent des comptes, et garantir aux médias indépendants un accès sans entrave à la couverture des crimes commis à Gaza.