L’Iran a réaffirmé sa volonté de protéger ses intérêts et sa sécurité nationale, tout en déclarant suivre avec la plus grande vigilance les développements politiques et militaires sur le terrain. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la prolongation unilatérale du cessez-le-feu décidée par le président américain, Donald Trump.
Mardi, Trump a prolongé un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, tout en annonçant le maintien du blocus des ports et des navires de la République islamique d'Iran. Une mesure vivement contestée par Téhéran, qui exige la levée de ces restrictions comme condition préalable à la poursuite des pourparlers bilatéraux.
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a précisé que cette prolongation répondait à une requête formulée par le général Asim Munir et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif.
Interrogé sur la demande de cessez-le-feu avancée par le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Muhammad Ishaq Dar, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a tenu à rappeler que l’Iran n’était pas à l’origine de cette guerre imposée. Il a souligné que chaque action entreprise par Téhéran était conforme à son droit inhérent à la légitime défense face à l'agression militaire américano-israélienne.
L'Iran, tout en suivant de près l'évolution de la situation sur le terrain et sur le plan politique, se tient prêt à adopter les mesures nécessaires et appropriées pour protéger ses intérêts et sa sécurité nationale, a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs assuré que les forces armées iraniennes maintiennent un état de vigilance maximale, prêtes à défendre l’intégrité territoriale du pays de manière «globale et décisive » contre toute menace ou tout acte malveillant.
Concernant l’éventualité d’un nouveau cycle de négociations avec Washington, le porte-parole a réitéré le rôle crucial de la diplomatie pour garantir les intérêts et la sécurité nationale.
« Dès lors que nous estimerons que les conditions logiques et nécessaires sont réunies pour utiliser cet outil au service de nos intérêts et pour consolider les acquis de la nation iranienne face aux desseins maléfiques de nos ennemis, nous agirons », a ajouté M. Baghaï.
Pour rappel, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre d'agression non provoquée contre l'Iran le 28 février, tuant en martyr le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et plusieurs hauts responsables militaires.
Les forces armées iraniennes ont riposté par une centaine de frappes de représailles dans le cadre de l'opération « Vraie Promesse 4 », tirant des centaines de missiles balistiques et hypersoniques, ainsi que des drones, contre des bases militaires américaines en Asie occidentale et des positions israéliennes dans les territoires occupés.
Un premier cessez-le-feu de deux semaines avait été conclu le 8 avril sous l’égide du Pakistan, en dépit des tensions persistantes concernant les menaces américaines de blocus naval et la position stratégique dominante de l’Iran sur le détroit d'Ormuz.